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200 films pour aimer le Western
200 FILMS POUR AIMER UN GENRE EN DISPARITION ET A PROTEGER : LE WESTERN

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Date de création : 14.04.2008
Dernière mise à jour : 15.11.2009
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200 WESTERNS -154- L’HOMME DE LA PLAINE de Anthony Mann 1955

Publié le 15/11/2009 à 20:47 par rogerchemouni
200 WESTERNS -154- L’HOMME DE LA PLAINE  de Anthony Mann 1955
154- L’HOMME DE LA PLAINE – The man from Laramie – de Anthony Mann 1955

Reprenons notre sempiternelle litanie : 5 cinéastes œuvrèrent pour immortaliser les années 50 et en faire un âge d’or (1) Parmi eux demeure notre cinéaste qui avec 11 westerns ( 2) fit presque autant de chefs d’œuvre notamment ceux tournés avec son acteur de prédilection James Stewart avec qui il collabora pour 8 films tous genres confondus (3) . Celui marque l’apothéose de leur riche collaboration et symbolise la pensée interne de son auteur qui nous offre l’un des plus flamboyants westerns du XX siècle.

Deux hommes qui s’ignorent ont en tête un être maléfique qui vient troubler leur vie paisible : le premier Will Lockhart (James Stewart ) convoie des marchandises en provenance de Laramie et cherche l’homme qui a tué son frère militaire en vendant des armes aux indiens, le second Alec Waggoman (Donald Crisp) est un terrien aisé propriétaire de presque toutes les terres de sa région – excepté celle de Kate Canady (Aline MacMahon ) un ancien amour rebelle et insoumise , sa hantise résulte d’un rêve où un inconnu venu d’ailleurs vient pour abattre son fils Dave Waggoman (Alex Nicol) . Tous deux vont s’affronter indirectement et injustement tant qu’ils n’auront pas trouvé l’objet de leurs tourmentes. Cette confrontation résultera de plusieurs agressions de Will par un Dave déchainé, impulsif, incontrôlable et prêt à toutes les démesures. La première est le saccage du matériel du héros convoyeur et l’abattage de ses mules rendant annihilant sa raison pécuniaire la seconde sera la mutilation par balles d’une main ; actes que tente de modérer un contremaitre dépassé par les événements Vic Hansbro (Arthur Kennedy ) et l’amoncellement des violences dont il sent peu à peu tourner en tragédie. Vic est fiancé à la file Wagoman Barbara (Cathy O'Donnell) dont le charme ne laisse indifférent un Will devenu de plus en plus vindicatif envers cette famille hostile. Cette tension menée à son encontre va voir l’étranger vengeur contre attaquer et en démordre au prix de vies humaines

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James Stewart au meilleur de sa forme incarne le héros « mannien » par excellence, désireux de triompher du droit surtout quand celui-ci a été bafoué, et de garder son indépendance il est tour à tour l’être tourmenté, suspicieux humilié et en grande irritation, panel de sentiments qu’affiche avec justesse cet acteur hors normes l’un des plus grands de sa génération à la filmographie impressionnante (4) . Son courroux ne sera que plus démonstratif et s’abattra en rafales jusqu’au calme de ses tensions.IL faut le travail de Anthony Mann lors de son long travelling et de plans fixes accentuant la teneur et augmentant Qui va voir Dave et Will s’affronter en première instance ; James Stewart est déterminé le regard fixe vers sa cible, la démarche conditionnée, le pas rapide traverser la ville et demander raison. Cette scène mémorable est suivie par eux femmes qui seront deux vecteurs de l’histoire et même deux modificateurs . James Stewart porte le film aidé en cela par un Donald Crisp ( oscar pour « Qu’elle était verte ma vallée et réalisateur peu connu( 5 ) convaincu en puissant notable dont l’objectivité est moindre au fur et à mesure de l’histoire

Ce chef d’œuvre rengorge non seulement de personnages charismatiques, complexes tous traumatisés part un passé qui ne passe pas, aux non dits qui nuisent aux relations (Alec et Kate anciens amants toujours épris l’un de l’autre) et aux interdits qui empêchent celles-ci de se réaliser (l’attirance de Will pour une future mariée)

Cette description de ce monde rugueux est l’une des plus belles peintures d’un monde où s’attacher est une affaire d’état – le final n’est pas sans évoquer « My darling Clémentine » et se venger une revendication sociale .Ce premier défenseur de la cause indienne (6) les présente ainsi néanmoins sous un jour heureux -et cela n’enlève rien au regard négatif porté sur une parie d’entre eux – en tant qu’entité existentielle au même titre que d’autres minorités. Cet aparté souligne la tolérance de ce grand réalisateur qui filmant les avatars de ses protagonistes en montent les fêlures, les rendant attachants et les imprègnent d’éléments psychanalytiques - approche commune aux westerns de cette décennie pour mieux cerner et définir son univers .

Cette œuvre forte propre de la perfection n’a rien perdu 50 ans plus tard de son éclat, de son attirance et garde une beauté , une magnificence rarement égalée.



(1) John Ford – Howard Hawks – John Sturges – Delmer Daves

(2) Dont l’homme de l’Ouest chroniqué (N° 153) dans nos colonnes ainsi que « Je suis un aventurier » (N° 54 )

(3) Les affameurs – l’appât -Winchester 73- pour les westerns et « Le port des passions – Romance inachevée - Strategic Air Command pour les autres genres

(4) CAPRA – HITCHOCOCK- FORD – DELMER DAVES ( La flèche brisée) LUBITSCH –CUKOR – BILLY WILDER c'est-à-dire la moitié de l’histoire du cinéma

(5) Pour Douglas Fairbanks et The Navigator entre autres

(6) Avec son western avant-gardiste « La porte du diable »


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200 WESTERNS:153 – LA RUEE VERS L'OUEST de Anthony Mann 1960 USA

Publié le 08/11/2009 à 14:52 par rogerchemouni
200 WESTERNS:153 – LA RUEE VERS L'OUEST de Anthony Mann 1960 USA
153 – La ruée vers l’Ouest « CIMARRON » de Anthony Mann 1960 USA

Anthony est un réalisateur important qui s’imposa durant 30 ans dans le paysage cinématographique américain ; il signa moult chefs d’œuvre dans différents genres (1) et principalement dans le western (2) qu’il marqua indélébilement de sa patte. Mann commença par des films intimistes, puis commerciaux durant la dernière décennie de son activité voire les années 60 avec des péplums (3) et ce western épique.

Ce réalisateur de talent s’inspire d’un livre d’Edna Ferber (4) qui vit déjà une première adaptation en 1931 et qui se veut une œuvre historique par son approche sociale . celle-ci se penche sur la résolution du président Benjamin Harrison qui ouvrit en 1889 les portes de l’Oklahoma , organisant une course au lopin qui vit arriver des colons avides de possession sur un territoire désert dont on venait de déloger les indiens.

Le héros Yancey Cravat dit Cimarron (Glenn Ford ) est un homme au passé tumultueux devenu avocat qui épouse Sabra (Maria Schell ) au grand dam des parents bourgeois et réactionnaires de la jeune femme. Il participera sans avoir de résultat à cette ruée vers la propriété, deviendra fermier et même journaliste. Il devra affronter un monde obtus, intolérant et raciste notamment quand il prendra fait et cause pour une famille indienne. Il suivra d’un œil hagard et vigilant l’évolution de ce monde dont il se sent lui l’aventurier de plus en plus éloigné, refusant les offres de poste de sénateur et tout autre honneur , il préférera être aux premiers rangs défendre en engagé volontaire une nation britannique lors de la guerre contre l’Allemagne. Tandis que Sabra s’acclimate dans cet univers un peu rude en devenant une pionnière gérant ses affaires , participant à la vie économique et politique et acceptant bon gré mal gré les changements sociétaux.

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Ce film fleuve qui présente quelques similitudes avec Géant (5) trace quarante années de vie américaine (1879-1929) au travers mille personnages, mille situations et en ressort agrandi non pas parce qu’il vante l’âme américaine mais parce qu’il montre les défauts de cuirasse, les excès et les contradictions : l’homme américain n’a pas été toujours un saint il est loin d’être tout blanc ; d’ailleurs le protagoniste principal ne quitte pas son apparat sombre ; en effet Cimarron est tour le long de l’histoire vêtu de noir , a un passé agité et obscur , il connait « Le kid « (Russ Tamblyn ) un adolescent en révolte contre une société qui a tué son père , Dixie Lee (Anne Baxter) une prostituée et même Tom Wyatt ( ) un ex prolétaire (Arthur O'Connell ) recueilli , qui deviendra un notable égoïste et exploiteur depuis sa découverte d’un puits pétrole de. Ce héros atypique n’en a pas moins de relief positif quand il reprend l’imprimerie de Spengler, un vieux journaliste (Robert Keith ) au cœur jeune qui entend défendre certaines valeurs et proclamé la démocratie, en effet Yancey Cravat fidèle à ses idées défendra un indien et un juif Sol Lévy (David Opatoshu ), c’est-à-dire deux minorités vilipendés . Le premier en tuant les assassins qui le lynchèrent et en prenant la veuve et l’orphelin sous son aisselle comme le second qu’il défendra contre les mêmes agresseurs. Son engament militaire lors de la guerre hispano-américaine d’abord, puis britannique n’est que le prolongement de son militantisme. Il demeure une figure charismatique, emblématique et symbolique dans une œuvre nullement manichéenne. Glen Ford apporte tout son charme juvénile et son aspect mature d’homme amoureux dont les passions aventurières nuisent à sa vie conjugale
Glen Ford joue avec aisance l’homme trouble et l’être troublé, le redresseur de tort et l’ami hospitalier, le nonchalant et l’homme d’action. Ce héros est son dernier grand rôle dans le genre après 3 magnifiques westerns sous la houlette de Delmer Daves.(6)

Les personnages féminins ne sont pas en reste, bien au contraire ils sont tous positifs et valorisés (7): la femme indienne ne veut abdiquer malgré l’ostracisme qui l’entoure, Mavis Pegler ne veut quitter cette terre abrupte qui a emporté son mari lors de la fameuse ruée, Dixie Lee veut aussi sa part du gâteau et malgré sa fonction immorale – essentielle au demeurant – l’obtiendra. Le plus beau de ses exemples reste celui de Sabra Cette femme qui perd à peu à peu ses certitudes en acquièrent d’autres, devenue bourreau de travail faisant fi des regards des biens pensants lutte pour la reconnaissance de leur journal, l’acceptation d’une belle fille indienne pour son fils dénommé aussi Cimarron , d’ailleurs Sabra a laissé la place à Me Yancey Cravat , une autre femme , une autre culture , une autre facette de l’Amérique et peut-être son meilleur profil d’ailleurs la statue érigée en tant qu’âme pionnière ne sera pas la sienne – suite à son refus – mais celle de son époux Cimarron

Delmer Daves signe un film captivant, son dernier western certes qui n’est point son meilleur face à ceux tournés avec James Stewart notamment (8 ) Il sait pointer du doigt une ville se vantant de personnifier la démocratie parfaite , montra nt ses règles détestables de sélection , ses politiques arrivistes, son intolérance ( pas d’enfant indien dans les écoles ) et sa justice expéditive à la Ku Klux Klan.

D’ailleurs la dernière demi heure du film voit celui se « Déwesterniser » l’atmosphère se fait lourde, disparues les idées humanistes, oublier la spoliation des terres indiennes et vive la réussite capitaliste. Delmer Daves veut aussi signifier la fin d’une époque la sienne et celle d’antan et par ce regard réaliste non empreint de critiques, par sa peinture des tensions internes entre américains et par la reconnaissance d’êtres évitant d’être au dessus de la mélée. Delmer Daves apporte un sang neuf à l’histoire de l’Ouest ici plus crédible car imparfaite et révoltante.


(1) Dont le film noir « Reign of Terror » et la biographie “The Glenn Miller Story”

(2) 11 westerns qui sont presque tous des chefs d’œuvre

(3) « La chute de l’empire romain » et « Le Cid » tous deux avec Sophia Loren

(4) Auteur de « Géant » avec James Dean et du fameux musical « Show Boat » qui vit en 1931 une
première adaptation de « Cimarron »

(5) L’émergence du pétrole et du racisme qui surgissent en même temps

(6) Le fameux « 3h 10 pour Yuma » et les moins connus « Jubal » et « Cowboy »

(7) A l’exception peut être de la femme de Tom Wait , Sarah (Mercedes McCambridge) qui accompagne
son mari dans les propos extrémistes

(8) De « Winchester 73 » à « l’Homme de la plaine »

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200 WESTERNS :152 LA BRIGADE DES COWBOYS de William Hale

Publié le 30/10/2009 à 05:39 par rogerchemouni
200 WESTERNS :152 LA BRIGADE DES COWBOYS de William Hale
152 LA BRIGADE DES COWBOYS “Journey to Shiloh” de William Hale

Ce western peu connu ne laisse pas indifférent non du fait de son traitement honorable, mais du fait de son discours contradictoire mi militariste et mi dénonciateur de la guerre. Cet intérêt est –il du dès lors à ce sombre cinéaste avare de films de cowboys (1) où au romancier Heck Allen (2)

Toujours est -il que ce petit film par ses moyens et son absence de stars nous interpelle davantage que le western conforme, il nous montre l’odyssée de 7 jeunes texans désireux de s’engager dans l’armée confédérée lors de la guerre de Sécession. Ces « Comanches de Concho » (3) comme ils s’aiment à s’appeler vont vite s’apercevoir que la vie n’est point un long fleuve tranquille, mais un terrain boueux et sanglant et que la route qui mène à Shiloh est interminable car semé d’épreuves pénibles et de non reconnaissance.


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Ce périple sera pour eux un constat amer par la découverte de l’attitude désobligeante de la gente humaine: celle des gens du Sud qui emploient le lynchage et autres brutalités envers les noirs et des soldats présentés comme idiots, brutaux et parfois sans compassion. C’est le peinture d’une génération abusée par des guerres qui ne les regarde pas – est ce une parabole de celle qui se déroulait au Vietnam – d’ailleurs les protagonistes s’interrogent tout au long d’un parcours : « On a beaucoup à apprendre » lance l’un d’entre eux devant la situation politique , « On ne sait pas pourquoi on se bat » réplique un autre et un mourant de s’exclamer « Tout semble avoir sauté en morceaux »


Dès lors le film au demeurant simple narration devient contestataire, critique et revendicatif et semble donner la température d’un pays en proie à des conflits bellicistes incontrôlables. Ce « voyage au bout de l’enfer » pour reprendre le titre d’une autre œuvre accusatrice est défendu par un quatuor d’acteurs dont certains perceront non dans le genre mais ailleurs (James Caan- Harrison Ford- Michael Sarrazin- Jan-Michael Vincent ) et reste une œuvre attachante bien plus pertinente qu’elle ne parait



(1) Deux westerns l’un derrière l’autre sont hormis les participations télévisuelles les seules incursions dans le genre de ce réalisateur donnant son temps plus au petit écran qu’au grand.

(2) à qui des cinéastes de talent ( Anthony Mann – Raoul Walsh – Gordon Douglas ) adaptèrent les romans qui inspireront Tex Avery pour ses dessins animés déchainés .Burt Kennedy et Jack Lee Thompson s’en inspirèrent aussi

(3) Ils viennent d’un comté indien comanche


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200 WESTERNS -151- LE DERNIER WESTERN de Burt Kennedy USA 1998

Publié le 23/10/2009 à 14:40 par rogerchemouni
200 WESTERNS -151- LE DERNIER WESTERN   de Burt Kennedy USA 1998
151- LE DERNIER WESTERN « Once Upon a Texas Train “de Burt Kennedy USA 1998


Le réalisateur participa à une quarantaine de westerns en tant que scénariste, acteur, producteur et réalisateur. Cette dernière fonction ne fut pas celle où il montra le plus de pertinence malgré les 30 westerns environ qu’il tourna pour John Wayne , Robert Mitchum , Kirk Douglas , Henry Fonda Glen Ford et Frank Sinatra (1) . Celui demeure un de ses derniers westerns et dut réaliser comme pour ses dernières réalisations (2) pour la télé.


Le film débute par une attaque de train qui se termine mal et voit les voleurs arrêtés et mis en prison. 20 ans après leur chef John Henry Lee (Willie Nelson) retrouve son frère Charlie Lee (Dub Taylor) et ses anciens acolytes pour attaquer le premier jour de sa liberté une banque. Parmi eux se trouve Nitro Jones (Royal Dano) qui comme son nom l’indique est une spécialiste de la dynamite Fargo Parker (Gene Evans ) un tireur d’élite Kelly Sutton (Ken Curtis) un tireur des litres d’alcool. Tout ce monde tente de prendre la poudre d’escampette d’échapper aux autorités représenté par un groupe. A la tête de ce dernier se trouve le capitaine Owen Hayes (Richard Widmark) aidé par Jason Fitch (Jack Elam ) George Asque (Stuart Whitman) et Nash Crawford (Chuck Connors) . Ils seront contrés par un quatuor de jeunes cowboys décides de s’approprier l’or volé. Les bandits et les représentants de la loi vont s’allier pour lutter contre ses jeunes loups comme au temps où Henry Lee et Owen Hayes luttaient pour les mêmes idéaux ( La guerre de Sécession ) et pour le même amour la belle Maggie Hayes (Angie Dickinson )


Il fallait plus que de l’audace pour réunir ces acteurs pour la plupart sexagénaires, plus d’allant pour structurer un scénario conformiste comme les situations qui l’anime et une énergie plus forte pour donner un ton élégant à ce sujet sensible. Hélas trois fois hélas le tout malgré une interprétation sympathique et émouvante, est quelque peu désastreux et moins heureux que son traitement parodique qu’il avait transmis dans ses westerns déjantés ( 3). Burt Kennedy fut surtout pour le genre un grand scénariste pour Bidd Boetticher et pour Randolph Scott et ne réussira à nos yeux que 1 ou 2 westerns notamment le méconnu « Hannie Caulder » (4)


Peckinpah et d’autres réalisateurs ont parlé de la vieillesse, du décalage entre l’Ouest et l’apparition progressive du modernisme ( Jack Elam roulant à vélo) avec plus de virtuosité ; ici le discours s’il l’a vraiment tombe à l’eau et le film est ,loin du réalisme ; après tout nous sommes dans les années 80 et le western avait perdu toute crédibilité, toute attirance et les spectateurs avaient déserté les salles faute de représentativité.

(1) Successivement dans « Le voleur de trains – La vengeance du shérif – «La caravane de feu – Welcome
to Hard Times Le mors aux dents –Un beau salaud

(2) Dont un remake de Alamo avec Brian Keith et à 80 ans « Commanche »

(3) « Ne tirez pas s sur le shérif » déjà chroniqué dans nos colonnes

(4) Présenté déjà dans notre site N° 47 « Un colt pour trois salopards »


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200 WESTERNS :150- LA TRAQUE SAUVAGEde John Badham 1999 USA

Publié le 17/10/2009 à 00:18 par rogerchemouni
200 WESTERNS :150- LA TRAQUE SAUVAGEde John Badham 1999 USA
150- LA TRAQUE SAUVAGE « THE JACK BULL » de John Badham 1999 USA


Myrl Redding (John Cusack ) est un fermier sans problème qui vit dans sa propriété avec femme (Miranda Otto ) , enfant dans sa grande propriété et parmi ses chevaux. Il croise sur son chemin Henry Ballard un potentat local (L.Q. Jones ) hautain et déplaisant, qu’il remet en place refusant la loi qu’il impose. C’est ce que Myrl Redding remarque lors d’une deuxième rencontre où les rapports seront plus tendus ; le premier imposant au second un droit de passage arbitraire de son troupeau matérialisé par la consigne de 2 chevaux de Myrl. Ce dernier accepte à contre cœur faute de pouvoir honorer le paiement.
Quelle sera sa colère quand à son retour , il retrouvera les bêtes en piteux état et son ami indien battu. L’homme demandera réparation au près de Henry Ballard, puis devant une fin de non reçu au près des instances judiciaires, mis il se heurte à un mur d’incompréhension et ne peut obtenir gain de cause vu l’absence de marshal dans la région. Sa colère va grandir d’autant plus qu’il perd son épouse partie chercher de l’aide . Myrl Redding va prendre les armes, utiliser des méthodes violentes et illégales envers celui qu’il considère comme responsable de ses malheurs.

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La caractéristique du western du XIX siècle est son regard sur la loi vécue par un représentant de la loi (Appaloosa) ou non (3 H 10 pour Yuma ) , il est symbolique d’une nation et d’une société voire de l’homme .Ici c’est une révolte de fermiers contre l’autocratie qui en est l’illustration ; cette rébellion qui survient après des violences subies et une mort accidentelle de l’être aimée va métamorphoser un être calme et sage en individu violent s’octroyant les mêmes privilèges et la même conduite que son ennemi. Ce bouleversement chez le héros remet en question sa culture puisqu’il fait fi de la justice, sa foi puisqu’il repousse la tolérance. Le titre français du film prend toute sa signification ; il y a poursuite infernale et sans merci

Le film produit par HBO connu pour la qualité des séries TV (OZ) possède un scénario fort du à Heinrich Von Kleist (1777-1811 ) écrivain allemand qui dans son livre Michael Kohlhaas présenta la révolte d’un bourgeois du XVIe siècle contre l’injustice de seigneurs saxons dont Volker Schlöndorff tira une adaptation en 1969.Adapté par le père de l’acteur principal ce western plus près du film d’aventures que du film de cowboys est captivant dans son discours et dans son traitement .


Saluons une photo remarquable en teintes cendrées , sans teintes vives qui donne au film une atmosphère grave et triste, le travail de John Badham honnête artisan qui signa « La fièvre du samedi soir » et des films mi fantastique mi réaliste comme « Shot circuit » « Dracula » et Tonnerre de feu »et l’interprétation savoureuse de LQ Jones (une des sales guerres du western vu chez Peckinpah notamment ) , celle plus retenue de John Cusack et plus imposante de John Goodman en juge impartial (vu dans «The Big Lebowski » ) . Ce western s’inspirant de la littérature germanique est habilement mené et bien plus profond qu’il ne parait.


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149- CINQ GACHETTES d’OR de Tonino Cervi Italie 1968

Publié le 13/10/2009 à 20:57 par rogerchemouni
149- CINQ GACHETTES  d’OR de Tonino Cervi   Italie 1968
149- CINQ GACHETTES d’OR "Oggi a me... domani a te! "de Tonino Cervi Italie 1968

Les westerns spaghettis se suivent et ne se ressemblent pas ; il y a ceux qui innovent ( Corbucci Léone et Sollima ) d’autres s’enfoncent dans un conformisme et dans une approche futile sans nom.

Bill Kiowa – l’alibi américain - (Brett Halsey) est libérée de prison après 5 années de détention accusé du meurtre de son épouse indienne – l’alibi anti raciste - engage 4 professionnels – l’alibi culturel qui évoque les 7 Mercenaires – aux qualités diverses. Le quintet va tenter de retrouver James Elfego (Tatsuya Nakadai) et affronter sa bande.

Le film se regarde sans grand passion, tant les scènes sont téléphonées, les situations prévisibles et les personnages caricaturés à souhait ( le gars robuste et massif (Bud Spencer) – le shérif redevenu chasseur de primes (Jeff Cameron ) , le joueur invétéré (William Berger ) et le tombeur infaillible (Wayde Preston )

Le film est lourd et pesant , seule la dernière scène du film qui voit un long règlement de comptes entre nos 5 héros et les méchants ; nous nous demandons ce que Dario Argento ( scénariste du film et réalisateur du cinéma gore , d’horreur et bis du cinéma italien ) dans cette galère sans grande originalité et c’est un euphémisme .

Son réalisateur fils du comédien Gino Cervi ( Péponne dans les Don Camillo avec Fernandel) est un producteur réalisateur qui ne signa qu’un western et quelques films érotiques tout en produisant Antonioni . Les acteurs sont tous des produits italiens à savoir pas toujours des grands comédiens même si nous avons plaisir à les voir Montgomery Ford n’est autre que Brett Halsey acteur moyen qui quitta Hollywood pour Cinécitta avant d’y revenir et qu’on vit dans les westerns spaghettis (Roy Colt et Winchester Jack -Tuez Johnny Ringo-) Bud Spencer confine son futur personnage , Seuls deux acteurs relèvent le niveau de l’interprétation William Berger qui joue de sa prestance et de son apparat distingué et surtout le plus étonnant d’entre tous l’acteur japonais Tatsuya Nakadai) qui officia sous la férule de Kurosawa (Kagemusha -Ran) et Kobayashi (Kaidan- La condition de l’homme –Harakiri ) qui interprète un tueur fou au regard perdu et au rictus forcé ; il est à lui seul le film.


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200 WESTERNS -148 QUATRE BALLES POUR JOE de Agustín Navarro

Publié le 08/10/2009 à 23:06 par rogerchemouni
200 WESTERNS -148 QUATRE BALLES POUR JOE de Agustín Navarro
148 QUATRE BALLES POUR JOE «Cuatro balazos » de Agustín Navarro
1964 Esp-Italie -France

Le fameux Joe en question aura la vie courte et sera le pivot du film néanmoins. Cet homme est partagé entre deux femmes Helena et Katy (Liz Poitel), un jour que Joe est assassiné la seconde est accusée du crime. C’est en se sauvant, après l’énoncé de sa sentence que Katy se fait écraser par un chariot conduit par des chevaux emballés. Le deuxième acte voit l’arrivée crainte d’un pistoléro Frank Dalton ( ) frère de Katy ; seul le shérif Paul ose affronter du tueur réputé. L’ultime partie nous montre une série de meurtres réalisés par un mystérieux criminel et les efforts par les deux hommes précités pour enrayer cette série malheureuse.

D’office nous remarquons que le film se veut non bâclé et le démontre, réalisé par un connaisseur qui soigne ses plans même si ceux-ci tournent à l’immobilisme. Néanmoins là où on s’attendait à du médiocre comme c’est souvent le cas dans ce type de production tourné pour profiter de l’explosion de la vague transalpine voire de l’émergence du western spaghetti, nous avons de l’honorable avec une photo soignée, une intrigue plus proche d’Agatha Christie que de John Ford.

Les codes du genre sont repris : le marshal courageux qui s’oppose au hors la loi, la ville terrifiée et en panique, l’injustice qui mène à la mort sans omettre le thème récurrent du genre : la vengeance qui verra arriver la mort et partir le justicier. Dommage répétons le que ce matériau n’est pas utilisé à bonne escient, malgré un léger savoir faire du réalisateur dont c’est l’unique western.

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200 WESTERNS -147-LES DALTON ARIVENT de George Marshall 1940

Publié le 05/10/2009 à 18:53 par rogerchemouni
200 WESTERNS -147-LES DALTON ARIVENT de George Marshall 1940
147-LES DALTON ARIVENT “When the Dalton rode” de George Marshall 1940 -USA


Cette famille est connue dans l’Hexagone grâce à Morris dans sa bande dessinée « Lucky Luke » qui une fois évoquée (1) et à une chanson rythmée de Joe Dassin. Le premier dit s’être inspiré du film de Marshall. Celui est la première biographie de ce groupe (2) et se veut être assez proche de la réalité

L’œuvre débute par une mise en garde habile car contradictoire et non solennelle : L’injustice et le crime habitent le Kansas et l’Oklahoma dans cette fin du XIX siècle ; les bandits essaiment ces contrées et l’avertissement insiste en stipulant que les plus sanguinaires demeurent les Dalton et se ravise en soulignant que la réalité est dure à cerner.

L’histoire commence par l’arrivée en ville de Tod Jackson (Randolph Scott ) avocat débarquant dans un Kansas à priori calme, il assiste à la pose de 4 hommes et leur mère pour une photo qui se termine de façon comique enclenchant le rire et une querelle entre ce groupe et l’étranger. Ce dernier est composé des frères Dalton avec Grat Dalton (Brian Donlevy) et Bob Dalton (Broderick Crawford ) notamment et leur génitrice Ma (Mary Gordon ) . Todd va montrer qu’il était une ancienne connaissance et venir au secours de ce groupe quand seront mis en danger en tant que propriétaires terriens de transactions douteuses. Mais les Dalton seront accusés de tous les maux et verront la justice se retourner contre eux ; ils deviendront des hors la loi parfois maladroits. Tod Jackson est coincé entre son statut ;, son amitié et l’amour qu’il porte à Julie King (Kay Francis) la fiancée de Bob.

Le film se veut jubilatoire dans ses premiers moments et dramatique par la suite ; il nous interpelle quand il renseigne sur la fragilité sociale et économique qui traverse ses états et qui engendre l’iniquité et la violence. IL appartient bel et bien à sa décennie, il est tantôt pur produit ludique et tantôt œuvre politico-sociale dénonciatrice, deux approches qui charment le public.

Nous sommes dans les années 40 sous le règne de Franklin Delano Roosevelt qui vit outre la Grande Dépression et une relance économique, un cinéma social de Capra à Ford en passant par Henry King (3) qui donnèrent des œuvres engagées et prolétariennes où ils prirent la défense du peuple, ce film reprend ce courant en peignant des fermiers affables exploités par d’affreux jojos, d’où le côté social de ce western étonnant dans sa démonstration. Quant à son traitement il est conforme à Universal et confirma la qualité de leurs produits et montre que George Marshall mérite une considération nouvelle n’est –il le réalisateur de Destry , la conquête de l’Ouest et( une quarantaine d’autres inconnus.


(1) En fin de compte, ils sont évoqués une seule fois dans le sixième album « Hors la loi » et une fois morts dans l’histoire, l’auteur inventa les cousins des Dalton.

(2) L’histoire de cette famille engendra une petite vingtaine de films dont le premier sera joué par Emmet Dalton en personne, l’un des quatre frères et seul survivant

(3) Successivement avec « Meet John Doe »-« Les raisins de la colère » « Jesse James »

200 WESTERNS -146-LES PRAIRIES DE L’HONNEUR « SHENANDOAH » de Andrew Mc Laglen 1965

Publié le 02/10/2009 à 20:28 par rogerchemouni
200 WESTERNS -146-LES PRAIRIES DE L’HONNEUR « SHENANDOAH » de Andrew Mc Laglen  1965
146-LES PRAIRIES DE L’HONNEUR « SHENANDOAH » de Andrew Mc Laglen 1965


De ce cinéaste mineur, nous avons déjà chroniqué trois de ses films (1) où nous avons soulevé son approche classique, conforme et tout public. Il semblait être présent pour dire son admiration pour le maître John Ford qu’il connaissait via son père (2) et l’utilisation des mêmes acteurs notamment John Wayne et James Stewart sans omettre les seconds rôles (3) . Hors celui-ci fait partie de ses films les moins ratés et même un de ses plus attachants. L’homme a réalisé une quinzaine de westerns en plus des productions télévisuelles, celui-ci fait partie de ses premiers .

Charlie Anderson (James Stewart) est un veuf dirigeant sa ferme et sa famille composé de 6 garçons et une fille Jennie (Rosemary Forsyth ) au tempérament aussi trempé que ses frères. Nous sommes en Virginie en plein conflit de la guerre de Sécession et celle-ci ne semble toucher cette fratrie ni leur géniteur qui se refuse d’y entrer. Effectivement Charlie Anderson hostile à l’esclavage et à la guerre se montre neutre voire lointain ; mais cette indifférence sera de courte durée quand son jeune fils Boy (Phillip Alford ) sera fait prisonnier et que son beau fils Sam (Doug McClure ) s’enrôlera. Voici notre patriarche et une partie de la famille partir délivrer le benjamin.


Ce n’est point l’aspect historique du film qui a retenue notre attention ; les films traitant de la guerre de Sécession sont foison mais la description d’une cellule familiale qui va exploser, se défragmenter, et se rassembler de nouveau. Elle va être confronté aux horreurs de la guerre et choisir et ce sera une démarche commune et vibrante que celle-ci va effectuer ; la réalité va rattraper ceux qui la fuit en l’occurrence cette unité neutre sous l’égide d’un chef qui sait ou croit savoir où sont les priorités, refusant de mettre sa famille en danger. Seulement peut-on sortir indemne d’une guerre surtout en tant de spectateur conciliant.

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Le film dès lors nous interpelle quand il se veut le reflet d’une Amérique lasse des querelles bellicistes des prises de position, qui se voudrait non interventionniste – tout le contraire de L’Amérique des années 60 – et lasse de prêter ses enfants au risque de ne plus les revoir. Ce western au demeurant un peu fastidieux au début trouve son rythme et son intérêt quand il évoque la condition des noirs, quand il fustige les pensées de l’Amérique profonde et l’écrivain James Lee Barrett y est pour beaucoup dans la peinture de cette famille libérale et prisonnière de ses choix et le regard acerbe qu’il jette sur la guerre . Ce scénariste devient brillant même par sa dénonciation qu’il accentue quand Charlie Anderson libère des prisonniers agglutinés dans des wagons au risque d’étouffement et de mort subite lance cette diatribe qui rappelle des faits terribles ( la déportation et les camps ) en ces termes : » Je n’aime pas ce genre de train, wagon à bestiaux à forte densité humaine …ils emmènent ses passagers là où ils ne veulent pas et ne les ramène pas »


Alors ce western modeste gagne en profondeur ce qu’il perd en construction, devient social tout en gardant un côté commercial, se montre contestataire en gardant néanmoins un côté conservateur par la représentation familiale, dévoile une tendresse sous son aspect bourru et nous nous apercevons que la représentativité fordienne est aussi dans le fond certes moins visible que sa forme.

(1)– Le grand McClintock- Bandolero –

(2) Victor McLaglen vu chez Ford dans “Le mouchard » « L’homme tranquille » et pour les westerns « Rio Grande » « Fort apache » « La charge héroïque »

(3) Harry Carey Jr. Patrick Wayne ,Ben Johnson, Maureen O'Hara

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200 WESTERNS -145- LE DESERTEUR DE FORT ALAMO de Bud Boetticher 1953

Publié le 26/09/2009 à 19:43 par rogerchemouni
200 WESTERNS -145- LE DESERTEUR DE FORT ALAMO de Bud Boetticher 1953
145- LE DESERTEUR DE FORT ALAMO « The man from the Alamo » de Bud Boetticher 1953


« Le film était assez drôle mais pas très personnel. J’ai beaucoup aimé réaliser ce film : il y avait Julia Adams, qui est une fille merveilleuse, et Chil Wils, toujours aussi drôle… Il s’agissait de la véritable histoire d’Alamo… Néanmoins, nous avons voulu en faire un film drôle pour contrebalancer le côté pathétique de l’histoire…" disait Bud Boetticher de son film qui vaut beaucoup mieux que cette appréciation réductrice et qui n’est vraie qu’à moitié.

C’est encore le Texas qui est fêté avec toute sa mythologie et tout son romanesque ; nous voyons lors de la fameuse bataille d’Alamo , ( 1) un homme Johnny Stroud (Glenn Ford ) refusant de rester pour des raisons secrètes dans ledit fort pour que celui-ci ne tombe point aux mains des mexicains. Ce dernier passe pour un déserteur en fait un père et un mari soucieux de la vie de son épouse et de son fils . Quand il arrivera sur ses terres il apprendra par un enfant dont le père a été tué que les siens aussi. Dépité, il se rend en ville avec l’enfant où ils apprennent que la fin tragique de Fort Alamo et où les habitants le prennent pou le lâche que les rumeurs ont colporté. Voilà l’innocent Johnny Stroud mit en prison dans l même cellule qu’un bandit Dawes (Neville Brand ) qui va les mener auprès des méchants mexicains en réalité des américains déguisés. Notre protagoniste va se mêler à eux pour défendre les habitants hostiles réunis en convoi en fuite, se racheter une virginité, venger les siens et peut –être avec Beth Anders (Julie Adams )

Ce western présenté comme traditionnel et patriotique ni l’est pas tellement en fin de compte , il dépeint une société certes brave quand il s’agit de l’Histoire et des figures légendaires, mais noire quand le film traite de la fiction en dévoilant une humanité veule , prompte au lynchage , voleuse violente et traitre . Même si l’œuvre est mineure face aux westerns que son auteur proposera avec Randolph Scott 3 ans plus tard et qui resteront parmi les plus beaux du genre (1), elle comporte une seconde partie plus maitrisée, plus captivante qui voit de belles chevauchées, de beaux combats et des chaleureuses réconciliations prémices d’un cinéma à venir. Quant au sieur Glenn Ford l’un des 10 grands du western, l trouvera son faire valoir avec Delmer Daves (2) et reste attachant dès qu’il reprend son type de héros poursuivi par un passé lourd et par une méprise perpétuelle qui en font un marginal c'est-à-dire un acteur chéri de tout un chacun.



(1) Comanche Station – 7 hommes à abattre entre autres

(2) Cow Boy et « 3 heures 10 pour Yuma


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