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500 FILMS POUR AIMER UN GENRE EN DISPARITION ET A PROTEGER : LE WESTERN

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Dernière mise à jour : 25.05.2013
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448-LA DILIGENCE VERS L’OUEST de Gordon DOUGLAS 1966 USA

Publié le 25/05/2013 à 01:28 par rogerchemouni Tags : vie monde chez belle femme photos annonce travail film voyage bande fantastique actrice
448-LA DILIGENCE VERS L’OUEST de Gordon DOUGLAS 1966 USA

448 - LA DILIGENCE VERS L’OUEST "Stagecoach" de Gordon DOUGLAS 1966 USA

DVD chez SIDONIS sortie 15 mai (*)

    

                             Le titre original est celui d’un western de John Ford : La chevauchée fantastique » chef d’œuvre avec John Wayne et Claire Trévor. Information qui met ce film inégal d’un cinéaste que nous apprécions et dont le film ne constitue point sa meilleure réalisation.

                 

                                            La trame reprend le travail de Dudley Nichols scénariste de Ford qui avoua s’être inspiré de « Boule de suif » de Maupassant. Celle-ci repose sur un voyage en diligence de plusieurs passagers désireux de se rendre de Toronto à Cheyenne. Parmi eux se trouve Dallas (Ann-Margret) une entraineuse de saloon, Josiah Boone (Bing Crosby ) un médecin compétent mais alcoolique, Hatfield (Mike Connors ) un joueur bagarreur et dandy , Henry Gatewood (Robert Cummings ) un banquier voleur qui se sauve après un vol d’argent chez son employeur , Lucy Mallory (Stefanie Powers ) une femme enceinte désirant rejoindre son militaire de mari , Peacock (Red Buttons ) u représentant en alcool Ringo Kid (Alex Cord) un hors la loi à la recherche de la famille Plummer des gredins et aux commandes de la diligence le Marshal Curly Wilcox (Van Heflin) et le conducteur Buck (Slim Pickens ) . Nous suivrons cette diligence qui va traverser le territoire sioux à ses risques et périls et la vie communautaire de ce groupe aux personnalités si contraires.

      

                               Le film se vaut un remake et non une relecture , cela a ses inconvénients ; ne fusse que la comparaison et celle-ci est à son désavantage et un côté bénéfique reconnaitre la justesse des personnages et la solidité d’un scénario qui émeut toujours autant. Et l’émotion nait de la relation entre ces derniers Ringo est attiré par Dallas qu’il considère comme une femme respectueuse malgré son métier, Le docteur montrera ses talents à plusieurs d’entre eux, par contre le banquier malhonnête se retournera sans cesse contre eux, Peacock sympathisera avec le medecin et le sherif surveillera Ringo qu’il veut arrêter. Mais tout ce monde semble être une caricature à l’exception du couple Harfield et Me Mallory qu’il respecte et la prend sous sa protection

 

                               Dans tout cela reste une mise en scène parfois impressionnante usant des vues d’hélicoptère et du cinémascope et d’autres fois se reposant sur l’interprétation collective de ces acteurs trop connus , plus que leurs rôles et encore ils ne sont point remarquables à l’exception de Van Heflin toujours excellent et d’un Mile Connors épatant en dandy jouant les chevaliers servants . Ann-Margre est toujours aussi belle, mais reste une actrice peu convaincante comme Alex Cord. Bing Crosby et Red Buttons en font trop et le reste suit. Il vaut mieux revoir l’original ou alors « Rio Conchos » du même Gordon Douglas qui était mieux maitrisé.

 

(*) Présentation de Patrick Brion avec la bande annonce et une galerie de photos

447-24 HEURES D’ENFERde Harmon JONES 1956 USA

Publié le 23/05/2013 à 23:50 par rogerchemouni Tags : belle vie monde homme chez photos société annonce bande

24 HEURES D’ENFER « A day at fury » de Harmon JONES 1956 USA

DVD chez SIDONIS sortie 15 mai (*)

 

                      La série a un avantage ; elle se permet plus de libertés donc plus de jugement critiques et autres regards analytiques. De surcroit elle peut se permettre l’ellipse et le mystère Ce western inédit est une petite surprise attrayante par son discours, son traitement et son interprétation.

 

Un homme Jagade (Dale Robertson ) à la réputation de tireur d’élite débarque dans une ville éteinte commercialement parlant à l’exception de l’église où va se dérouler un mariage entre Sharman (Mara Corday ) et le shérif Allan Burnett (Jock Mahoney) dont l’étranger vient de faire connaissance en lui sauvant la vie lors d’un traquenard. Vu son passé houleux , l’homme est mal accueilli d’autant plus qu’il est l’ancien compagnon de Sharman.

                 

                               Il fait fi de cette inhospitalité, rouvre le saloon y ramenant du personnel féminin, instituant une ouverture sauvage de ce bar où il pratique en grand vainqueur le poker et agrandit la clientèle. Ce comportement sauvage n’est pas au gout du père adoptif de Sharman, le juge et des autres notables. La guerre est déclarée entre les autochtones et cet émigrant qui voit parmi ses alliés une institutrice téméraire Miss Timmons (Dee Carroll ) , un jeune écervelé impulsif Billy (Jan Merlin) la tenancière et d’autres plus mitigés sur leur engagement , son ex , le shérif et le pasteur Jason (John Dehner) . Durant 24 heures pour reprendre le titre original la ville va vivre dans la peur sous la joute de celui par qui le scandale arrive.

                           Le scénario est signé et co-adapté par James Edmiston écrivain pertinent, inconnu qui le long de l’histoire lance des piques contre une société « qui nous dit toujours quoi faire » contre ce monde bien pensant , contre cette justice inique et contre les jugements à l’emporte pièce. Les personnages sont point reluisants, hypocrites, égoïstes prêts à abandonner leur foi religieuse ou judiciaire pour instaurer la sérénité au prix d’actes illégaux et immoraux. Un synopsis fort qui nous vaut un personnage féminin secondaire plus étoffé que celui du protagoniste du même sexe : l’institutrice aux desseins sibyllins qui se sacrifie pour le bel et attirant inconnu et un autre secondaire masculin : l’homme d’église prêt, à abandonner ses charges pour rejeter l’intrus tout comme le juge à déroger à ses principes. Le scénariste nous montre un monde en ébullition assis dans une normalité satisfaisante à leurs yeux composé d’êtres mystérieux au revirement inattendu, d’êtres lâches mi intolérants et mi inadaptés.

                              Mara Corday incarne l’héroïne que les deux males connaissent et qui semble versatile et ne plus correspondre à l’image laissée chez son ancien amant qui lui reproche de ne plus rentrer par la grande porte, mais par celle de des services domestiques » Elle tourna principalement des westerns La rivière sanglante (1954) L'homme qui N'a Pas d'étoile (1955) face à Kirk Douglas , Tornade sur la ville (1955) de Jack Arnold pour lequel elle tourna le fantastque Tarantula (1955) genre qu’elle privilégia Le scorpion noir (1957) Elle quitta le cinéma à 31 ans pour revenir dans 4 films de Clint Eastwood ou avec dont L'épreuve de force 1977 La relève 1989.

    

                          Jock Mahoney qui fut un grand cascadeur doublant Errol Flynn et Randolph Scott acquerra la célébrité en incarnant Tarzan et en figurant dans les westerns de Richard Bartlett Joe Dakota (1957) -----Duel Dans La Sierra (1958)

                      Dale Robertson eut une plus belle consécration et se montre meilleur acteur tournant une vingtaine de westerns (Le secret du lac Convict (1951--- Les bannis de la sierra (1952-- "La cité des tueurs"1955 signé Harmon Jones ,

 

(*) Présentation de Patrick Brion avec la bande annonce et une galerie de photos

446-LE GAUCHO de Jacques Tourneur USA 1952

Publié le 14/05/2013 à 23:07 par rogerchemouni Tags : vie bonne homme chez film
446-LE GAUCHO de  Jacques Tourneur USA 1952

LE GAUCHO de Jacques Tourneur USA 1952

Sortie DVD avril 2013 chez SIDONIS (*)

 

Voilà de nouveau un grand western de celui qui nous en offrit d’autres aussi superbes : le magnifique Un jeu risqué (1955) , Le passage du canyon (1946) Stars in My Crown ( 1950 ) Ici il choisit une autre atmosphère , une autre contrée et des personnages peut-être plus flamboyants. Nous sommes en Argentine en l’an 1875, dans une hacienda qui voit arriver Don Miguel (Hugh Marlowe) le fils de feu le propriétaire qui retrouve son frère de lait : le gaucho Martin (Rory Calhoun ). Celui-ci va se mettre hors la loi en tuant un cowboy qui médisait sur son ami. Il ira se réfugier dans l’armée pour échapper à une peine de prison. Mais le service se déroule mal et il devient la bête du major Salinas (Richard Boone). Déserteur il sera traqué par son supérieur et rencontrera l’amour avec Téresa (Gene Tierney ) la sœur de son ami deux événements qui vont fragilisés son existence

 

A ces personnages s’ajoute un autre aussi naturel ; la pampa qui est un ensemble de prairies, savanes et brousse qui conditionne la vie des autochtones qui forment qu’un avec eux. Elle permet le camouflage, la surprise militaire et de se cacher pour Martin devenu insoumis et marginal. Mais ce révolté et résistant sait que sa cause est vaine et qu’il ne veut pas devenir un martyr, il va aliéner sa liberté , abandonner sa cause même s’il émet cette remarque forte ; « Un homme qui sait pourquoi il meurt , ne meurt qu’en apparence ». il sent que son passé est dépassé et le film acquiert une nostalgie discrète qui le rend émouvant. Rory Calhoun incarne Martin Penalosa ce baroudeur avec toutes ses contradictions , l’acteur qui tourna 1000 épisodes de série et 80 films doit sa renommée au western où il excellât et qui représente une bonne trentaine de films certes inégaux car il œuvre beaucoup dans les séries B . Ce qu’il l’empêchât point de croiser Tourneur , Preminger avec qui il retrouvera Marylin Monroe dans le mythique « Rivière sans retour (1954) »

 

Il croisera Gene Tierney pour celui-ci qui même si ce n’est point un grand rôle, est un personnage essentiel qui ramènera le héros à la raison. Cette star apparut dans des films cultes comme Laura et « Max Dixon » de Otto Preminger et dan,s d’autres signés Mankiewicz (L'aventure de Madame Muir (1947) ) et Lubitsch (L e ciel peut attendre (1943) ) et sera dirigé dans le western par Fritz Lang dans Le retour de Frank James (1940) et par Irving Cummings La reine des rebelles (1941) face à Randolph Scott Tourneur prouve qu’il était un metteur en scène intéressant et les années 50 une très bonne cuvée

 

(*) présentation de Patrick brion et Bertrand Tavernier

445-TEXAS de Tonino VALERI 1969 Italie

Publié le 09/05/2013 à 21:23 par rogerchemouni Tags : homme chez histoire france fille annonce mort film love affiche
445-TEXAS de Tonino VALERI 1969 Italie

TEXAS « Il prezzo del potere" de Tonino VALERI 1969 Italie

Sortie chez Arthus Film Mai 2013 (*)

 

Voilà une surprise artistique italienne dans un genre qui ne soignât pas toujours son produit. Le film est époustouflant par son contenu politique et son traitement. L’histoire est centrée sur la venue du président des USA (Van Johnson) dans ladite ville qui est sous la tutelle de notables antigouvernementaux dont Pinkerton (Fernando Rey ) qui va œuvrer avec le shérif Jefferson et un homme de main pour assassiner le premier homme de l’état. Un noir (Ray Saunders) sera accusé du crime, son ami Bill Willer (Giuliano Gemma ) va démasquer les coupables responsables aussi du meurtre de son père (Antonio Casas ) secondé par Mac Donald (Warren Vanders ) l’homme de confiance du président tué .

 

 

 

 

L’interprétation est homogène, ce qui ne fut pas toujours le cas dans le « wester, spaghetti » avec notamment une foulez de seconds rôles connus (Warren Vanders-Antonio Casas José Suárez) et avec le magique Fernando Rey que Buñuel (1961 : Viridiana--1972 : Le Charme discret de la bourgeoisie 977 : Cet obscur objet du désir ) Welles (1965 : Falstaff- 967 : Une histoire immortelle ) et Saura (1977 : Elisa, vida mía ) affectionnaient et à qui Corbucci offrit un superbe rôle dans « 1970 : Companeros « .Van Johnson acteur peu connu et très apprécié occupe l’écran comme il le fit pour Richard Brooks (La dernière fois que j'ai vu Paris (1954) ) pour Edward Dmytryk (Ouragan sur le Caine (1954) ) et pour Minnelli (Brigadoon (1954) ) fit comme beaucoup de vedettes américaines une halte en Italie où il tournera Sur Ordres du Führer d’Enzo G. Castellari en 1969 et la cerise sur le gâteau Giuliano Gemma est avec Franco Néro un des grands du genre et comme lui il dépassera les frontières (France Usa Allemagne) et tournera aussi dans des œuvres ambitieuses (Le guépard (1963)- de Visconti Le désert des Tartares (1976) Pourvu que ce Soit une fille 1986 de Comencini , mais c’est le western italien qui en fera une vedette nationale et internationale avec notamment parmi ses 17 westerns : Un pistolet coulée Ringo (1965) et Le retour de Ringo (1965) de Tessari - .L’acteur qui fut cascadeur sculpteur et se fit appeler lors d’une vague de pseudonymes Montgomery Wood abandonnera le genre à sa mort fin des années 60. Il tourne encore de nos jours pour Woody Allen « To Rome with Love » 2012 entre autres

 

 

 

D’office le film annonce la couleur, une retranscription de l’assassinat de Kennedy perpétré 6 ans plus tôt, il se veut politiser dénonçant le racisme et la soif du pouvoir – d’ailleurs le titre original est « Le prix du pouvoir » il parle de malaise comme le vivait l’Italie , de ripoux et d’intolérance. Le prologue qui voit un cowboy bruler une affiche représentant Lincoln donne le ton que confirme l’arrestation de l’homme de couleur. De surcroit Valerii montre par sa mise en scène inventine , rigoureuse et novatrice qu’il n’est point que le réalisateur de « Mon nom est personne » et qu’il a du talent à revendre. Son film un chef d’œuvre l’inscrit comme un grand au près d’un Léone et d’un Corbucci et que nous sommes intrigués de l’image réductrice qui lui fut donné alors qu’il montre un savoir faire exceptionnel ( utilisation intelligente de l’espace, plans adéquats et gros plans calculés) qui nous donnent envie de visionner d’autres films ou westerns.

 

(*) Présentation fouillée longue et généreuse de Curt Ridel

444-LE RETOUR DE DJANGO d’Osvaldo CIVIRANI 1967 Italie

Publié le 07/05/2013 à 17:15 par rogerchemouni Tags : homme photo chez france musique fille film livre
444-LE RETOUR DE DJANGO  d’Osvaldo CIVIRANI 1967 Italie

LE RETOUR DE DJANGO "Il figlio di Django" d’Osvaldo CIVIRANI 1967

Italie Sortie DVD edition SIDONIS Mai 2013 (* )

Voici un exemple du western spaghetti à toutes les sauces édulcoré de vive violence qui en font un produit marginal et pas pour autant génial du western spaghetti à l’emporte pièce.

 

Django est tué sous les yeux de son jeune fils,Jeff Tracy appelé Clint Donovan (Gabriele Tinti ) adulte celui va à la recherche du meurtrier. Il va croiser Logan (Roberto Messina ) et s’allier avec lui pour débarrasser une ville sous la tutelle du féroce et provocateur M.Clay (Daniele Vargas). Ils seront aidés par un ex pistoléro Fléming (Guy Madison ) devenu révérend

 

Le héros est un peu masochiste en une demi heure de film il est tour à tour agressé, violenté tiré dessus, volé et accuser de meurtre. Il est dur de s’appeler Django dans les années 60, fusse t-il son fils (comme le titre original). Il y a à boire et a manger dans ce western décousu où à l’accoutumée le héros central n’est point le personnage le plus réussi. Le film étonne par ses scènes de violence ( passage à tabac cher à Sergio Léone qui tourne à la complaisance tant elles insistent. Le film avec sa musique décalée et malgré une photo soignée laisse sur sa faim. A en croire le présentateur Osvaldo CIVIRANI aurait fait meilleur , nous patientons pour juger de cette allégation à la vue des prochains films de ce monsieur.

 

Le réalisateur Osvaldo Civirani a réalisé une vingtaine de films dont 5 westerns (dont Pour un dollar je tire (1968) réputé. Il faut auparavant directeur de la photographie pour autrui (Duel dans le desert de Miguel Lluch) et pour lui-même dont ce film et Lucrèce, fille des Borgia 1968- Pour un dollar je tire 1968. Daniele Vargas est un des méchants de la série B italienne (Le dernier tueur (1967)-- Hercule et la reine de Lydie (1959) Goliath à la conquête de Bagdad (1965) )

 

Gabriele Tinti acteur peu convaincant aborda tous les genres (péplums, série B, comédies érotiques) tourna en Italie, en France ( il fut l’époux de Marlène Jobert dans Le passager de la pluie (1970), le partenaire de Laure Gemser son épouse dans Emmanuelle chez les cannibales (1977) Guy Madison a la personnalité aussi charismatique que son personnage de tueur devenu homme d’église et convaincra le héros de faire vengeance

 

(*) Présentation de Jean François Giré à qui on doit le superbe livre : « Il était une fois… le western européen »

RÈGLEMENTS DE COMPTES A ABILENE TOWN de Edwin L Marin 1946

Publié le 03/05/2013 à 01:49 par rogerchemouni Tags : affiche
RÈGLEMENTS DE COMPTES A ABILENE TOWN de Edwin L Marin 1946

AFFICHE ORIGINALE

443-COFFRET RANDOLPH SCOTT ( 3) Abilene de E.L Marin 1946

Publié le 03/05/2013 à 01:45 par rogerchemouni Tags : homme belle film
443-COFFRET RANDOLPH SCOTT ( 3) Abilene de E.L Marin 1946

COFFRET RANDOLPH SCOTT 3 DVD 5 films (3) Bach Films Sortie le 7 mai 2013

REGLEMENTS DE COMPTES A ABILENE TOWN « Abilene Town » de Edwin L Marin 1946

 

L’histoire débute en 1875 dans la fameuse ville du Kansas qui est traversé au début de l’histoire par un troupeau et chaque arrivée de bétail va mettre la ville en pagaille et déplacer le Marshall Dan (Randolph Scott ) adjoint du shérif Bravo (Edgar Buchanan) . Tous deux vont tenter de ramener l’ordre notamment dans le saloon de Ryker où chante la belle Rita (Ann Dvorak ). L’arrivée de fermiers dans la région ne va pas calmer le conflit qui ira grandissant avec l’arrivée d’hommes travaillant pour Ryker dont le violent Jet Younger (Jack Lambert ) . Dan va prendre fait et cause s’allier avec les fermiers dont Henry Dreiser (Lloyd Bridges) qui tombera amoureux de Sherry Balder ( Rhonda Fleming) Le film est fidele au « cinéma de papa » sage, patriotique et moraliste. Néanmoins loin d’être pépère et malgré une première partie longuette le western est assez alerte. IL est vrai que cette décennie engendra souvent le pur produit hollywoodien : manichéisme, personnages stéréotypés avec un brin de patriotisme, des chansons en veux tu , en voilà et une morale saine.

 

Il est vrai qu’Edwin L Marin signa des westerns peu inspirés , des séries B qui devaient beaucoup aux scénaristes et aux cascadeurs qui ici s’agitent fort et aux seconds rôles importants. Il n’en soigne pas moins certaines séquences (l’incendie et la bagarre Scott –Lambert deux morceaux de bravoure) qui relèvent le film. Parmi les vedettes nous retrouvons Ann Dvorak qui fut l’inoubliable sœur de Scarface en 1932 dans le film éponyme et que retrouverons dans 4 autres westerns (Le retour de Jesse James (1950) et dans le méconnu et superbe Le secret du lac Convict (1951) Elle joue la chanteuse de saloon vindicative , rebelle qui n’arrête point de donner des coups de pieds au héros et de chantonner. Face à elle Rhonda Fleming 90 ans à ce jour qui joua dans les films de Allan Dwan (« Le mariage est pour demain » 1955 « Deux rouquines dans La bagarre » 1956) et dans de nombreux westerns (Le Triomphe de Buffalo Bill (1953) -Règlement de Comptes à OK Corral (1957) face à Kirk douglas et Burt Lancaster et le succulent Ne Tirez Pas sur le bandit (1959) Sa carrière fut plus riche puisqu’elle tourna aussi pour Hitchcock (La maison du docteur Edwardes 1945 ) Fritz Lang (La Cinquième victime 1956 ) Jacques Tourneur (La Griffe du Passé (1947)

 

Dans les deuxièmes couteux nous retrouvons Lloyd Bridges (.Le train sifflera 3 fois) 1952 ) Edgar Buchanan Le Walter Brennan des séries B (L'homme des vallées perdues (1953) ) Jack Lambert, un de nos méchants préférés dans les genres polars et western (50 dont beaucoup de séries télé et A l'Ombre des potences (1955)--Vera Cruz (1954 -Les affameurs (1952) avec des titres pareils comment oublier ce affreux jojo au visage disgracieux)

442-JOE L’IMPLACABLE de ANTNONY MARGHERITI 1968 ITALIE

Publié le 30/04/2013 à 19:23 par rogerchemouni Tags : homme photo chez musique mort film danse fantastique
442-JOE L’IMPLACABLE  de  ANTNONY MARGHERITI 1968 ITALIE

JOE L’IMPLACABLE «Dynamite Joe » ANTNONY MARGHERITI 1968 ITALIE

SORTIE DVD : ARTUS MAI 2013 (*)

 

A la fin de la guerre de Sécession, les convois d’or du gouvernement sont régulièrement pillés par des bandits. Le sénateur décide alors de confier la surveillance des chargements à l’agent spécial Joe Ford, connu sous le nom de Dynamite Joe (Rik Van Nutter) .Celui-ci va prendre pour compagnon un vieil homme alcoolique et néanmoins sur et trouvera une alliée en la personne de Betty (Halina Zalewska )

 

Le scénario ou ne peut plus cla ssique n’est rien par rapport à son traitement qui se veut parodique et utilise autant l’humour que les effets spéciaux. C’est semble t-il ce dernier point qui inspira Antonio Margheriti , maitre en la matière ; la preuve est qu’il participera à ceux de Il était une fois ... la révolution 1971 de Sergio Léone et 2,001, l'odyssée de l'espace 1968 de Stanley Kubrick ainsi que dans certains de ses films (« La vierge de Nuremberg » 1963 un de ses meilleurs d’horreur - « Yor, le chasseur du futur 1983 » ) . C’est justement dans le film d’horreur, le péplum et le fantastique qu’il se complaisait. Le western l’accaparât que 6 fois donnant des œuvres inégales dont le superbe Et le vent apporta la violence (1970) et en 1968 le curieux AVEC DJANGO LA MORT EST LA (1) .

 

Rik Van Nutter prenait surement le cinéma à la légère, il arrêtera un premier temps après de western en ayant que 10 films à son actif. Halina Zalewska qui en fit que le double de participations dont une chez Visconti (Le guépard 1963) set de faire valoir et ne laisse point d’interprétation inoubliable on la verra dans Gringo joue sur le rouge (1966) et dans Les tueurs de l'Ouest (1967) [ deux œuvres quelconques)

 

Ici le réalisateur déploie tout son talent avec ce western luxueux, à la photo soignée aussi élégant que son héros sans prétention et fort agréable à voir avec son côté détaché, et avec une pointe de fantastique qu’il honorât parfois sous le pseudonyme de Anthony M. Dawson (Danse Macabre 1964 La sorcière sanglante 1964 - La vierge de Nuremberg (1963)) . L’auteur ‘il n’a pas la grandeur d’un Corbucci ou d’un Léone n’en possède pas moins une certaine classe. C’est l’ultime impression que laisse ce modeste et charmant western.

 

(*) Toujours avec une présentation passionnante de l’érudit Kurt Ridel (20 mn)

 

 

(1) , Dont nous disions »il reste la mise en scène qui par instant sort de la léthargie due à l’histoire. La première scène s’ouvre sur un plan d’un homme écartelé par es cordes reliées à des cavaliers brutaux, filmé en contre plongée à l’envers, scène rendue plus pénible par les cris du supplicié, des rires moqueurs et une musique tapageuse de Carlo Savina (3) ; L’épilogue est brillant, il dessine l’affrontement de Mendoza et de Django et se déroule dans une grotte aux couleurs sales, ternes synonyme d’un vestige qui rappelle le baroque des films Hammer »

441-DJANGO PRÉPARE TON CERCUEIL ! de F. BALDI Italie

Publié le 28/04/2013 à 01:20 par rogerchemouni Tags : vie roman musique mort film travail enfant livre
441-DJANGO PRÉPARE TON CERCUEIL ! de F.  BALDI Italie

DJANGO PRÉPARE TON CERCUEIL ! de Ferdinand BALDI Italie 1968

SORTIE DVD SIDONIS MAI 2013 (*)

 

Django voit sa vie basculer quand avec son épouse, il est attaqué lors d’un accompagnement de chargement d’or. Contrairement à son épouse, il se remet de es blessures et décide 5 années plus tard de se venger. Il engage des condamnés à mort qu’il sauve de la potence en mettant en scène leurs pendaisons. Il va retrouver David Barry son ancien employeur qui a fomenté cette agression et ce vol d’or.

 

Le film est brouillon et souffre d’un manque d’inspiration du à un manque de moyens et de talent confirmé. Il lorgne vers tout les westerns précédents reprenant à l’unisson le cinéma de Léone, Corbucci et autres (passage à tabac, cercueil ,simulacres de pendaisons ) sans pour autant il apporter une pointe d’originalité. Mais reconnaissons le travail est soigné de la réalisation à la musique en passant par la l’interprétation et le scénario. Celui-ci est signé Franco Rossetti responsable de Django (1966) dont il s’avoue une suite, de Ringo au pistolet d'or (1966) du même Corbucci pour qui il adaptera un roman de Victor Hugo et chose contradictoire Zabriskie Point 1970 pour Antonioni , il réalisera un western Le massacre et le sang (1967) . Autre élément entre ces deux films est Enzo Barboni le directeur de la photographie qui ici la soigne bien et nous offrent des atmosphères nocturnes crépusculaires et comme le scénariste passera à la réalisation créant la fameuse série Trinita justement avec Terence Hill

 

Ferdinand BALDI qui semble à l’aise dans le western spaghetti nous en propose un, bancal – la seconde partie est largement mieux menée que la première –où il y a, à boire et à manger.et dont l’histoire va au-delà du simple thème de la vengeance – thème qui fut celui de son film LES PISTOLEROS DE L’AVE MARIA 1969 en nous proposons des personnages ambigus comme ce mexicain Garcia contraint vu son identité et ses besoins à se vendre au gouverneur maléfique David Barry, il représente une classe sociale minoritaire assujetti au pouvoir parfois pour exister.

 

Les deux grandes vedettes sont Terence Hill et Horst Frank, le premier n’est presque plus à présenter tant son aura fut grand avec des films populaires avec souvent Bud Spencer et un personnage bon enfant, bon tireur et bon copain : Trinita ; si bien que ce film ressortit sous l’appellation de « Trinita prépare ton cercueil » et qu’il en tournera une vingtaine dont le meilleur reste « Mon nom est personne » et de surcroit en réalisera quelques uns. Horst Frank est un acteur allemand à la filmographie impressionnante ( 163 films en 45 ans en Allemagne et en Italie dont une dizaine de westerns ) il incarnera souvent le salopard vachard du haut de sa minceur et de sa blondeur trompeurs.

 

(*) présentation de Jean François Giré à qui on doit le superbe livre : « Il était une fois… le western européen »

THE THUNDERING HERD de Henry HATHAWAY USA 1933

Publié le 25/04/2013 à 23:05 par rogerchemouni Tags : film
THE THUNDERING HERD de Henry HATHAWAY  USA 1933

UNE DES AFFICHES DU FILM


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