500 films pour aimer le Western
500 FILMS POUR AIMER UN GENRE EN DISPARITION ET A PROTEGER : LE WESTERN

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Date de création : 14.04.2008
Dernière mise à jour : 20.08.2014
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500-HONDO de John Farrow 1953 USA

Publié le 20/08/2014 à 21:07 par rogerchemouni Tags : image homme femme film enfant ange danse
500-HONDO de John Farrow 1953 USA

HONDO de John Farrow 1953 USA

 

                  John Wayne incarne Hondo Lane un éclaireur, sorte d’aventurier cheminant d’une terre à l’autre. Lors de la traversée de l’une d’entre elles ; il rencontre une jeune femme Angie Lowe (Geraldine Page ) esseulée vivant seule avec son jeune fils Johnny (Lee Aaker )abandonné par son époux Ed Lowe (Leo Gordon) individu peu sympathique, associable , dans un territoire hostile entouré d’indiens

 

                     Hondo va s’attacher à ce duo humain et les protéger des voisins devenus menace depuis que le traité de paix les a transformés en résistants des blancs. Il va devenir dès lors leur protecteur même envers cet époux querelleur et brutal avec qui il se frottera.

 

                    Le film est un produit pour John Wayne, financé par lui et immortalisant une image de héros au passé trouble et au présent troublé. Il incarne un homme téméraire, droit direct et amoureux qui fut jadis époux d’une indienne.

 

                     Ce personnage taillé sur mesure, il le doit au scénariste James Edward Grant qui fut un grand serviteur de notre cowboy légendaire puisqu’il se croisa une dizaine de fois John Wayne l’ acteur(L'ange et le mauvais garçon 1947-Alamo 1948-La taverne de l'Irlandais () , le producteur (La dame et le toréador 1951-l’excellent western de Budd Boetticher Seven Men from Now") et le réalisateur (Alamo ).

Ce dialoguiste impose un personnage étoffé , attachant, pris dans ses choix et son cœur, prêt à défendre la veuve et l’orphelin, aussi fort que celui qu’il offrît à Wayne dans La taverne de l'Irlandais 1963 de John Ford.

 

              Ce dernier d’ailleurs participa de façon discrète au film que son réalisateur ne semblait pas aussi bien le gérer. Le film loin d’être un chef d’œuvre, ni un bon film fait penser parfois au western familial – et le film l’est – L'Homme des vallées perdues – « Shane » de Georges Stevens par l’affection que lui porte le jeune enfant où à du sang dans le désert réalisé par Anthony Mann et sorti en 1957. A d’autres encore par cette relation filiale, cette recherche du père. Mais hormis cela le film reste fade malgré répétons le des dialogues aussi savoureux que l’approche amoureuse de John Wayne.

 

                    Ce dernier n’est plus à présenter ; il fut au western -il tourna beaucoup durant 40 ans – ce que fut Fred Astaire à la danse ; un modèle irremplaçable, une icône. Statut qu’il dût notamment à John Ford (la prisonnière du désert et l’homme qui tua Liberty Valence ) qui le façonna et à Hawks ( Rio Bravo) qui le magnifiât.

499-LE CONVOI MAUDIT 1950 de Roy Rowland USA

Publié le 16/08/2014 à 12:04 par rogerchemouni Tags : homme chez société belle femme film histoire roman
499-LE CONVOI MAUDIT  1950 de Roy Rowland USA

LE CONVOI MAUDIT "The Outriders"1950 de Roy Rowland USA

 

                             C’est l’histoire de soldats qui se trompent de combat et véhiculent des peurs dans une société belliciste. Nous sommes presqu’à la fin de la guerre de Sécession qui envenima l’Ouest américain, Trois prisonniers confédérés s’échappent d’un camp réduit en prison du Missouri . Il y a Will Owen(Joel McCrea ) , Jesse Wallace(Barry Sullivan ) et Clint Priest (James Whitmore) qui poursuivis par les troupes Yankee vont se retrouver dans un groupe de francs tireurs adeptes de Quantrell dirigé par Keeley (Jeff Corey) .

 

                   Avec l’aide de ce dernier nos trois lascars vont tenter de rançonner un convoi au départ de Santa Fé transportant de l’or en s’incluant à ce groupe mené par Don Antonio Chaves (Ramon Novarro) et dans lequel se trouve un homme d’église le père Damasco (Martin Garralaga) et une belle femme Jen Gort (Arlene Dahl) accompagné par fils de son mari défunt Roy (Claude Jarman Jr.) Will et Jesse sont deux personnalités antagonistes ; Jesse se demande le bien fondé de son action tandis que Jesse hâbleur et charmeur n’a d’yeux que pour cette femme qui apporte des remous dans le groupe et dont Will se sent de plus en plus proche. La fin de cette fameuse guerre va diviser ses trois hommes qui au début penchaient pour le mal dont tentent de s’éloigner Will et Clint partis en rébellion contre leur violent compagnon.

 

                     Le film soulignons le d’office n’est pas un chef d’œuvre mais un divertissement maladroitement mené puisque la première demi heure reste terne et la dernière heure avec ses retournements, ses péripéties sous forme d’actions spectaculaires rachète le tout. Cet ensemble en question bénéficie de superbes paysages de l ’Utah magnifié par le Technicolor qui profite bien au personnage joué par Arlene Dahl plus flamboyante que jamais et dont la présence trouble ces hommes à la recherche de présence féminine : « Il y longtemps que je n’ai point vu une femme danser » lancera l’un d’entre eux. Réplique qui amène une séquence savoureuse et ô combien sensuelle lors d’un bal improvisé où celle-ci jetant son dévolu sur Joel McCrea lui intime le service de lui enfiler la nouvelle paire de chaussures qu’elle amène pour plus d’aise et l’élu se met à à ses pieds pour exécuter sa demande devant le regard d’envieux de danseurs dépités et frustrés.

 

                 John Ford n’aurait pas renié cette scène unique hommage à la féminité et à la beauté de son interprète mais cela reste la seule innovation d’un film en instance d’idées marquantes à l’exception de la traversée comique et dramatique de la rivière avec un radeau rapidement peu fiable et des pertes humaines. Ces deux moments sont l’invention du duo de scénariste brillant qu’est Irving Ravetch, qui fut celui de La vallée de la vengeance de Richard Thorpe 1951 avec Burt Lancaster, Dix hommes à abattre 1955 de H. Bruce Humberstone avec Randolph Scott, , de À l'ombre des potences de Nicholas Ray avec 1955 James Cagney, de Hombre de Martin Ritt 1967 avec Paul Newman, des westerns aussi atypiques que ses autres adaptations comme celles des romans de William Faulkner : Le bruit et la fureur 1959 et Les feux de l'été 1958 et du méconnu "The Reivers" 1969 ; romans d’atmosphère qui parle de conflits humain et social comme le magnifique Norma Rae et le non moins superbe Conrack . Lui seul pouvait insuffler une étoffe pareil à ce personnage féminin.

 

                          Barry Sullivan campe un sale individu avec sa gueule de bellâtre sur et dominateur ? il brillera chez Peckinpah Pat Garrett et Billy le Kid , chez Minelli Les ensorcelés 1952 , dans le personnage ambigu de Les sept chemins du couchant 1960 et surtout chez Samuel Fuller avec son meilleur rôle dans le genre : Quarante tueurs en 1957 James Whitmore acteur souvent mis à l’écart , qui joue à 30 ans un vieil homme fut remarquable dans le chef d’œuvre de la Science Fiction qu’est de Gordon Douglas, Des monstres attaquent la ville (1954) un de ses rares premiers rôles avec son incarnation du président Truman dans Give 'em Hell, Harry! (1975) . Son talent l’amena à être dirigé par Bergman, Anthony Mann, Martin Ritt, Fred Zinnemann, Raoul Walsh et d’être nommé deux fois pour l’oscar.

 

                 Ramon Novarro fut le premier Ben Hur ( film muet) de l'histoire du cinéma  et le partenaire de Greta Garbo, Joan Crawford et Myrna Loy,

                Le réservé Joel McCrea reste un des cow-boys préférés des aficionados ne fussent que pour les films de Tourneur (1955 : Un jeu risqué (Wichita)- 1955 : Le juge Thorne fait sa loi(Stranger on Horseback) -1950 : Stars in My Crown) de Sam Peckinpah (1962 : Coups de feu dans la Sierra(Ride the high country) L’envoutante Arlene Dahl figurera dans d’autres westerns : Embuscade de Sam Wood ; Deux rouquines dans la bagarre 1956 de Allan Dwan, L'ouest en feu 1969 de Nathan Juran et participera à quelques films français : Les chemins de Katmandou1969 de André Cayatte, de Du blé en liasses Alain Brunet 1969 aussi

 

 

 

                   Roy Rowland artisan inégal tourna d’autres westerns que nous ne connaissons point : Les clairons sonnent la charge 1952 -Terreur dans la vallée 1957-Les hors-la-loi de Casa Grande 1964 et le mauvais polar Solo pour une blonde 1963 avec Mickey Spillane d’après un roman de celui-ci .

498-LES RODEURS DE LA PLAINE ( de Donald Siegel 1960 USA

Publié le 14/08/2014 à 18:42 par rogerchemouni Tags : vie monde homme bonne roman société fond femme mort dieu femmes film art voyage neige actrice
498-LES RODEURS DE LA PLAINE  ( de Donald Siegel 1960 USA

LES RODEURS DE LA PLAINE (Flaming Star), de Donald Siegel 1960 USA

 

                          « Les rôdeurs de la plaine » épouse les grandes causes : racisme et intolérance , soulève des questions quant à l’appartenance éthique et la vie commune de deux peuples. 60 ans après sa réalisation cet écho résonne encore. Cette réflexion digne et intelligemment présentée met en, exergue une société où deux peuplent antagonistes cohabitent si mal voire maladroitement . Il est vrai que nous sommes dans les années 50 où toutes les interrogations sociétales fusent ; cette décennie classée comme l’âge d’or du genre faisait des éclats .

 

                         Nous sommes dans le Texas après la guerre de Sécession, la famille Burton composée de Sam Burton (John McIntire ) vit paisiblement, de Clint Burton (Steve Forrest ) née d’un premier mariage , sa deuxième épouse Neddy (Dolores del Río ) ,une Kiowa mère de Pacer Burton (Elvis Presley ) . leur quiétude sera de courte durée puisque un conflit va naitre entre les blancs et les indiens et se métamorphosera en drame.

 

Le scénario est du à , scénariste et romancier à qui on doit les scénarios de plusieurs westerns : 1960: Les Sept chemins du couchant d'Harry Keller, 1961: Les Cavaliers de l'enfer (Posse from Hell) d'Herbert Coleman tous deux avec Audie Murphy, 1969: Les 100 fusils (100 Rifles), de Tom Gries où il est question d’exploitations d’indiens 1970: L'Indien (Flap), de Carol Reed autre revendication de cette minorité détestée . cet auteur politique adapte son roman avec , scénariste tout aussi prolifique qui travailla pour le 7 ième art durant 35 ans notamment pour les chefs d’œuvre de Ford (1936 : Je n'ai pas tué Lincoln (The Prisoner of Shark Island- 1940 : Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath)- 1941 : La Route du tabac (Tobacco Road) de Fritz Lang (1945 : La Femme au portrait (The Woman in the Window) et les scripts de films fameux (1944 : Les Clés du royaume (The Keys of the Kingdom)1945 : L'Homme du sud (The Southerner) de Jean Renoir, et l’adaptation en 1967 de Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) de Robert Aldrich . L’homme au demeurant éclectique fut producteur de Ford , d'Henry King et de Henry Koster, souvent des films qu’il s’occupat . Il fut aussi réalisateur avec entre autres en 1957 de Les Trois Visages d'Ève (The Three Faces of Eve) qui valu à son interprète Joanne Woodward l'Oscar de la meilleure actrice.

 

                       Le réalisateur n’est point un émule de Walsh ou Ford, ni de chevauchées endiablées et de bagarres viriles ; il n’a pas d’histoire d’amour . Il préfère l’intimiste ; l’étude de caractères , filmer des personnages acculés à des choix extrêmes contraint de renier parfois société et famille deux entités chères au cinéma américain d’alors. Il dénonce certes avec moins virulence que ses ainés mais avec autant de détermination, le comportement d’hommes des 2 bords racistes au fond d’eux-mêmes et prêts à tout débordement moral et légal pour calmer leurs peurs et tensions , à prendre les armes pour tuer . Le titre original du film est Flaming Star stipule qui représente pour les indiens « l’étoile ardente de la mort » famille e qui met fin à leurs tourments parfois et celle-ci va celle-ci marquera les membres de cette famille dissolue au beau milieu de l’histoire. La tragédie n’est pas seulement dans la fin de cette cellule familiale, mais aussi dans cette du monde qu’il traverse qui par manque d’écoute , de tolérance se trouvera aussi victime de cette incommunicabilité regrettable et qui sera tragique.

 

                  Donald Siegel est un cinéaste fort apprécié des cinéphiles puisqu’il leur offrit un des meilleurs films de science fiction des années 50 : 1956 : L'Invasion des profanateurs de sépultures (Invasion of the Body Snatchers) et des polars remarquables (1957 : L'Ennemi public (Baby Face Nelson) 1964 : À bout portant (The Killers) et des westerns imposants (1969 : Une poignée de plombs (Death of a Gunfighter), réalisé avec Robert Totten et le superbe 1976 : Le Dernier des géants (The Shootist) chant de cygne de son interprète John Wayne ). Il sera le mentor de de Clint Eastwood avec qui il travaillera sur cinq films dont Les Proies (The Beguiled) et : L'Inspecteur Harry (Dirty Harry) en 1971. Celui qui fut monteur pour John Huston (1942 : Griffes jaunes (Across the Pacific) Raoul Walsh (1943 : Du sang sur la neige (Northern Pursuit) et Michael Curtiz 1943 : Casablanca (Casablanca) où il introduisit son sens de la narration épique , des combats et sa bonne directions d’acteurs (Michael Caine - Richard Widmark - Robert Mitchum- Lee Marvin- Steve McQueen - Henry Fonda - Mickey Rooney-Clint Eastwood- John Wayne ). à qui il offrit de superbes rôles. Comme Térence Young il démontra que tout genre est accessible dès que le talent est présent et devint un des grands de la série B ; c'est-à-dire souvent des hommes qui au travers de films ludiques dénoncèrent des faits de société et se placèrent en libéraux.

 

            John McIntire joue un père compréhensif, conciliant , qui comprend les intentions de son entourage intime. Il sait que son choix marital ne sera pas sans conséquence ; il n’abdique point pour autant. L’acteur au plus de 140 rôles fut vu dans de nombreux westerns et non des moindres : Winchester 73 1950 et Je suis un aventurier 1954 de Anthony Mann - Convoi de femmes de W.A.Wellman1951- Le traître du Texas de Budd Boetticher 1952 Victime du destin de Raoul Walsh 1953, Bronco Apache de R.Aldrich 1954- Coup de fouet en retour de J.Sturges 1956- Les sept chemins du couchant 1960 de Harry Keller- Les deux cavaliers de J.Ford 1961. Il ne peut être dissocié du genre

 

Dolores del Río est la première star mexicaine ( actrice fétiche de Emilio Fernández) à s’être fait un nom à Hollywood tournant pour Walsh, Ford (1947 : Dieu est mort (The Fugitive) - 1964 : Les Cheyennes(Cheyenne Autumn)) Welles (1943 : Voyage au pays de la peur (Journey Into Fear) ) dont elle fut la maitresse. Partagée entre deux cultures, nous pouvons comprendre ce personnage de mère indienne mariée à un blanc l’ait tenté et comme celui là elle retourna terminer sa carrière au Mexique .

 

Elvis Presley : « Le King » n’est plus à présenter, par contre sa carrière en dents de scie est toujours sujet à des railleries parfois , tant il tourna des inepties que seul sauvait un répertoire plus ou moins imposant. Mais son début au cinéma est ce qui fit de meilleur avec un autre western (Le cavalier du crépuscule 1956 de Robert D. Webb ) et d’autres au contenant musical imposant (Bagarres au King Creole 1958- Café Europa en uniforme 1960 ) . Son rôle est fort , il est la cheville du film et le chanteur se montre on ne peut plus crédible en être déchiré , pris dans un étau humain contradictoire , dans un racisme ambiant qui lui feront quitter les siens. Il dit que sa mort est proche puisqu’il a vu l’étoile brillante (Flaming star), il devait connaître son sujet il en fut une et prouva par instant être un comédien charismatique.

497-BATAILLE SANS MERCI Raoul WALSH USA

Publié le 11/08/2014 à 19:22 par rogerchemouni Tags : merci vie homme amour belle femme mort fille film peinture sport rock
497-BATAILLE SANS MERCI  Raoul WALSH   USA

BATAILLE SANS MERCIGun furyde Raoul WALSH USA 1953

 

                          Raoul  Walsh est un des seigneurs de ce genre qu’il honorât durant un demi-siècle ( 1914-1954) avec pas moins d’une trentaine dont les fameux et splendides : 1930 : La Piste des géants (The Big Trail)- 1947 : La Vallée de la peur- 1949 : La Fille du désert (Colorado Territory)1951 : Une corde pour te pendre(Along the Great Divide)- 1955 : Les Implacables (The Tall Men)- 1956 : Le Roi et Quatre Reines (The King and Four Queens) C’est dire que l’un des 4 cinéastes américains borgnes savait faire des westerns comme ses polars , ses films d’aventures et ses comédies ave une densité dramatique t psychologique et un sens de la narration peu communs

 

 

 

                 Une diligence pénètre en Arizona ; à bord se trouvent entre autres Jennifer Balland (Donna Reed ) qui doit épouser Ben Warren (Rock Hudson ) bientôt Frank Slayton ex-Confédéré et célèbre hors-la-loi (Philip Carey) sous un faux nom, Jess Burgess son complice (Leo Gordon ) et surtout la solde de soldats. Ce qui vaut que le dit véhicule de transport est accompagné par une escorte. Ben rejoint le groupe avant que les deux bandits l’agressent, le laissant pour mort tout comme le conducteur et enlève Jennifer dont le charme n’indiffère point Frank Clayton. Warren remit de sa blessure va poursuivre les assaillants

 

                          Ce film tourné à l’époque en 3D est un pur produit de son réalisateur, nous y trouvons son amour des grands paysages avec ses massifs montagneux et hostiles, ses chevauchées sauvages et sa peinture intime des hommes . C’est dans cette dernière approche que brille le film puisque tous les personnages vont modifier leur approche des événements entrainant une somme de retournements

 

                            Effectivement Jess Burgess va se retourner contre son partenaire dont il trouve les agissements peu moraux comme enlever et convoiter la future femme d’autrui, Johash, (un Indien dont la sœur est morte à cause de Slayton va comme ce dernier rejoindre Ben Warren comme Jesse et la maitresse mexicaine de Slayton C’est une guerre cruelle, tenace , que vont se livrer ce dernier impertinent, sadique et ce fiancé floué qui va renier son pacifisme pour sa bien aimée. Les méchants sont au demeurant bien plus prenants que l’équipe héroïque, car peut-être plus blessés au sortir de cette guerre de Secession qui semble ne point cesser dans leurs esprits.

 

                          Dans les seconds rôles on peut une pléiade d’acteurs habilités à jouer les gredins, Leo Gordon Lee Marvin et Neville Brand : dont les carrières peu communes et antagonistes occupèrent le western. Donna Reed fut vu dans de nombreux westerns : 1952 : Le Relais de l'or maudit (Hangman's Knot) face à Randolph Scott - 1956 : Coup de fouet en retour (Backlash) face à Richard Widmark et est connu par les cinéphiles pour ses rôles importants dans: Tant qu'il y aura des hommes (From Here to Eternity) en 1953 : Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray) en 1945 et surtout en 1946 le merveilleux La vie est belle (It's a Wonderful Life) de Frank Capra face à James Stewart.

 

 

                            Rock Hudson la star du film est un homme et un acteur imposant remarqué dans les films de Douglas Sirk dont il fut l’acteur privilégié (1954 : Le Secret magnifique (Magnificent Obsession- 1958 : La Ronde de l'aube (The Tarnished Angels') figura dans de nombreux westerns de 1950 : Winchester '73 d'Anthony Mann en troisième rôle à 1973 : Duel dans la poussière (Showdown) de George Seaton en passant par 1961 : El Perdido (The Last Sunset) peut-être son meilleur rôle dans le genre et 1953 : L'Expédition du Fort King (Seminole) de Budd Boetticher . Ce genre ne l’empêchera point d’en aborder d’autres : la comédie (1964 : Le Sport favori de l'homme (Man's Favorite Sport?) d'Howard Hawks ) le polar (1966 : Les yeux bandés (Blindfold) de Philip Dunne :) le film d(‘aventures (1955 : Capitaine Mystère (Captain Lightfoot) de Douglas Sirk ) le drame (1956 : Géant (Giant) de George Stevens ) le film de guerre (1957 : L'Adieu aux armes (A Farewell to Arms) de Charles Vidor - 1967 : Tobrouk, commando pour l'enfer (Tobruk) d'Arthur Hiller ) écrit rappelons le par Léo Gordon ) Il demeure une grande star du cinéma américain qui étrangement ne reçut jamais d’oscars.

496- UN COLT POUR UNE CORDE de Ted Kotcheff 1974

Publié le 09/08/2014 à 18:39 par rogerchemouni Tags : homme femme bienvenue film bande
496- UN COLT POUR UNE CORDE de Ted Kotcheff 1974

UN COLT POUR UNE CORDE Billy two hats de Ted Kotcheff 1974

 

                        Il faudra un jour étudier le western des années 70 tant sa démonstration fut novatrice ses scénarios plus alambiqués que jamais et ses messages subliminaux. Celui ci en est un des modèles : son discours et sa représentation timide captent l’attention.

 

                      Le film est une longue traque ; celle que mène le shérif Henry Gilford (Jack Warden :) contre Arch Deans (Gregory Peck ) chef de bande dont il a abattu l’un des acolytes et retenu l’autre un jeune indien métis Billy Two Hats (Desi Arnaz Jr ) . Tous trois venaient de réaliser un pillage de banque. Arch va venir délivrer Billy et s’enfuira dans des contrées sauvages et guerrières, non sans avoir la jambe cassée suite à un tir d’un dénommé Copeland (David Huddleston :) qui s’est allié avec l’homme de loi.Les fuyards rencontreront Spencer (John Pearce) et sa jeune femme Esther (Sian Barbara Allen) tandis que Billy reste avec l’épouse de l’hôte Arch décide de fuir le Mexique accompagné par Spencer ; utopie que viendront asseoir une bande d’indiens demeurés et un Marshall décidé à les coffrer .

 

                  Alan Sharp (1934–2013) a pondu ce scénario où 2 générations se côtoient, l’une plus ancienne aspirant à la quiétude , l’autre la plus jeune donc à une destinée plus heureuse et où aussi cette longue traque ne sera qu’en fin de compte une passation non de pouvoir, mais d’expériences. Il avait signé les superbes scénarii de Osterman Weekend de Sam Peckinpah, de L'homme sans frontière de Peter Fonda , de Fureur apache d’Aldrich Les complices de la dernière chance , le méconnu et captivant Les complices de la dernière chance de Richard Fleisher et de La fugue (1975) de Arhur Penn . cet écrivain romancier est un auteur apprécié et salué qui avait par ses écrits défendu la cause indienne .

 

                    Ted Kotcheff refuse tout effet visuel qui encombre ce cinéma d’alors fort influencé par celui d’Italie , prônant une psychologique explicative , une approche lente des faits et gestes de ces protagonistes dont le point commun pour certains est à l’instar du cinéma de Peckinpah est la nostalgie d’un temps passé. La narration devient nonchalante  et l’histoire prend différents chemins pour mieux étayer les choix de ses héros. Ce n’est plus typiquement un western, mais une aventure humaine à laquelle l’épilogue donne sa véritable dimension . il s’était fait remarqué par le superbe film australien en 1971 : Réveil dans la terreur (Wake in fright ou Outback) et par l’intéressant: L'Apprentissage de Duddy Kravitz (The Apprenticeship of Duddy Kravitz) en 1974 et signa le premier: Rambo (First Blood) en 1982 qui était loin d’être une apologie de la guerre du Vietnam

 

                      Jack Warden est un excellent acteur qui fut l’un des 12 hommes en colère (1957) et croisa sur son chemin Alan J. Pakula pour Les hommes du président (1976) en directeur de journal de Dustin Hoffman et Robert Redford, Hal Ashby pour l’envoutant Bienvenue Mister Chance 1979 et pour le contestataire Justice pour tous 1979 de Norman Jewison qui a coproduit ce western non conformiste

 

                    Gregory Peck à la carrière prolifique, riche et diversifiée fut de nombreux westerns qui figurent parmi les grands (1946 : Duel au soleil (Duel in the Sun) de King Vidor – en 1948 : La Ville abandonnée (Yellow Sky) de William Wellman - 1950 : La Cible humaine (The Gunfighter) d'Henry King - 1958 : Bravados (The Bravados) de Henry King- 1958 : Les Grands Espaces (The Big country) de William Wyler ) et d’autres films d’égale importance (1945 : La Maison du docteur Edwardes (Spellbound) d'Alfred Hitchcock - 1947 : Le Mur Invisible (Gentleman's Agreement) d'Elia Kazan et 1962 : Du Silence et des Ombres (To Kill a Mockingbird) de Robert Mulligan qui lui apportera ses lettres de noblesse ) . Ce sympathisant du Parti démocrate sut insuffler dans ses films ses gouts politiques et son ouverture d’esprit.

495-LA VILLE DE LA VENGEANCE de Allan Dwan 1957

Publié le 07/08/2014 à 20:15 par rogerchemouni Tags : homme belle mort film peinture rock actrice richesse
495-LA VILLE DE LA VENGEANCE  de Allan Dwan 1957

LA VILLE DE LA VENGEANCE The Retless Breed de Allan Dwan 1957

DVD SYDONIS Sorti JUILLET 2014 (*)

 

                    L’art et la manière de réaliser un western intimiste, drôle par endroit empli de nostalgie, biscornu voire insolite signé par la peinture des protagonistes ? Il est signé par un des vétérans du genre à qui l’on doit des films mémorables comme 1954 : Quatre étranges cavaliers (Silver Lode) et 1955 : Le Mariage est pour demain(Tennessee's Partner) Le film raconte la venue d’un agent du gouvernement "Mitch" Baker (Scott Brady ) qui vient enquêter sur la mort enfin l’assassinat de son père à son propre compte. Il va exercer dans une petite ville de l’Ouest dont nous ne sortirons pratiquement plus, sa vengeance contre ceux qui ont exécuté son géniteur. Il croisera le révérend Simmons(Rhys Williams ) père adoptif d’enfants dont la belle Angelita (Anne Bancroft ) et affrontera le chef des méchants Ed Newton (Jim Davis) et son bras droit querelleur Cherrokee (Leo Gordon ). La fin se devine aisément.

 

           Le film possède aussi sa richesse par ses interprètes aussi ; Leo Gordon ne fut pas qu’un simple acteur - ses 200 seconds rôles furent néanmoins savoureux,- mais un scénariste reconnu et demandé pour notamment Corman réalisateur (The Wasp Woman 1959-La Tour de Londres 1962-L'halluciné 1963) producteur (The Cry Baby Killer de Jus Addiss 1958- Bernard L. Kowalski ) pour le film avec Tony Curtis et Charles Bronson Les baroudeurs 1969, pour celui avec Rock Hudson, Tobrouk, commando pour l'enfer et pour le méconnu et captivant western de Allen H. Miner : L'homme au bandeau noir 1957. C’est dire que l’homme fut loin d’être quelconque et son interprétation impose ses rôles, on le vit dans un des deux rôles principaux du film français signé Claude Sautet L'arme à gauche en 1965 face à Lino Ventura.

 

                  Anne Bancroft à laquelle le réalisateur offre un rôle loin d’être stéréotypé est attrayante belle et ensorceleuse ; le regard que lui lance son père adoptif en dit aussi long que celui qui accapare le héros .Elle fut une grande actrice (Miracle en Alabama (1962) Le lauréat (1967) ) et une productrice avisée avec son époux Mel Brooks . elle tourna pour lui  et figuerera dans de nombreux westerns (La charge des tuniques bleues 1955 d’Anthony Mann , L'homme de San Carlos 1956 de Jesse Hibbs)

 

           Scott Brady qui fréquenta le genre (The Storm Rider de Edward Bernds-L'attaque du Fort Douglas de Kurt Neumann 1956 La horde sauvage de Joseph Kane 1956) surtout dans les séries télé (Le Virginien -Chaparral ) donne une allure personnelle et crédible à son personnage de justicier qui se montre tour à tour facétieux , goujat et en proie à la culpabilité L’homme a 72 ans quand il réalise son dernier western presque que le même âge qu’Howard Hawks quand il fit le sien Rio Lobo en 1970 ou qu’Henry Hathaway pour Quand siffle la dernière balle en 1971 ou même encore John Ford avec Les Cheyennes en 1964 .Ce fut leur chant de cygne et ils démontrèrent que la jeunesse n’a pas d’âge , pas plus que le talent et avec eux moururent les derniers grands représentants du genre .

 

 

(*) Avec une double et pertinente présentation de Patrick Brion et Yves Boisset

494-EN ROUTE VERS LE SUD de Jack Nicholson 1978

Publié le 03/08/2014 à 23:01 par rogerchemouni
494-EN ROUTE VERS LE SUD  de Jack Nicholson 1978

EN ROUTE VERS LE SUD Goin' South de Jack Nicholson 1978

 

                     Le film se veut réjouissant, tournant le dos à une relecture de l’histoire de l’Ouest pour s’attarder sur une rencontre amoureuse ; celle de Henry Lloyd Moon (Jack Nicholson ) un bandit ex soldat chez Cantrell et Julia Tate (Mary Steenburgen) une vieille fille propriétaire d’une mine. Le premier est attrapé au début de l’histoire par les forces de l’ordre commandées par le shérif Towfield (Christopher Lloyd ) après avoir franchi la rivière qui le séparait des Texas pour le Mexique . Cette arrestation arbitraire le mènera à la potence. Hors une loi autorise à mettre fin à cet acte barbare si une femme le demande comme conjoint. Celle-ci sera Julia qui ne cherche pas réellement un époux mais deux mains secourables pour extraire e l’or dans son terrain. Mais le véritable trésor dans cette approche dudit bien précieux, mais l’approche amoureuse, intime entre ces deux êtres antagonistes.

 

              Moon est hors du commun, épicurien , blagueur et quelque peu malhonnête. Jack Nicholson le réalisateur s’attarde sur cette personnalité haute en couleurs, hâbleur et tendancieux et le joue de façon joyeuse. Elle capricieuse, maniaque va découvrir l’amour auprès de cet ours mal léché. A ces personnages marginaux, les auteurs au nombre de quatre en ajoute d’autres comme le shérif jaloux ex prétendant de Julia , Hector (John Belushi) le député bizarroïde et l’ancienne bande de Moon Hermine (Veronica Cartwright ) Hog (Danny DeVito)

 

Le tout est rayonnant, l’acteur, producteur , scénariste et réalisateur Jack Nicholson n’est pas à son premier essai puisque nous lui devons en 1963 : L'Halluciné (The Terror), coréalisé avec Roger Corman , en 1971 : Vas-y, fonce (Drive, He Said) et la suite de Chinatown de Roman Polanski, où il reprend son rôle du détective Jake Gittes. De par ailleurs il n’est pas si étranger au genre puisqu’il figurera dans deux westerns de Monte Hellman : 1965 : L'Ouragan de la vengeance (Ride in the Whirlwind) qu’il scénarisera et en 1967 : The Shooting

 

              De par ailleurs il en jouera un ultime face à Marlon Brando en 1976 : Missouri Breaks (The Missouri Breaks), d'Arthur Penn. ; rencontre de deux monstres sacrés et consacrés puisque qu’il est le seul comédien à avoir empoché 3 oscars et glané quelque 90 récompenses. De par ailleurs cet ex de l’écurie Roger Corman tourna pour Dennis Hopper (1969 : Easy Rider ) Vincente Minnelli (1970 : Melinda (On a Clear Day You Can See Forever) ) Roman Polanski (1974 : Chinatown ) Michelangelo Antonioni (1975 : Profession : reporter (Professione: reporter) Elia Kazan (1976 : Le Dernier Nabab (The Last Tycoon) Tim Burton (1989 : Batman et 1996 : Mars Attacks!) John Huston (1985 : L'Honneur des Prizzi (Prizzi's Honor) )Martin Scorsese (2006 : Les Infiltrés (The Departed) ) traversant 3 décennies de succès et de rencontres riches. Il mettra fin à sa carrière en 2010 pour notre plus grand regret.

 

                          Une belle histoire d’amour menée tambour battant avec au prologue un moment d’anthologie avec la pendaison , à tomber à la renverse pour vous aiguiller sur la finalité de cette scène .Son film est un régal

493-Le trouillard au Far-West 1956 de Norman Taurog

Publié le 01/08/2014 à 19:37 par rogerchemouni Tags : homme bonne france femme film tube love
493-Le trouillard au Far-West 1956 de Norman Taurog

Le trouillard au Far-West 1956 "Pardners de Norman Taurog

 

                        Deux associés (Jerry Lewis et Dean Martin ) meurent en défendant leurs ranchs non sans avoir au préalable laisser partir leur femme et leur unique garçon. 25 ans plus tard les chérubins Charles Kingsley (Charles Kingsley) et Slim Mosley (Dean Martin ) font connaissance . ce dernier part dans l’Ouest pour trouver un millionnaire qui devrait l’aider à garder et retrouve dans le train qui l’amène le gaffeur Charles Kingsley .

 

                 Le film fait partie de quinzaine de films tournés avec Dean Martin de : Ma bonne amie Irma (My Friend Irma), deGeorge Marshall 1949 à Artistes et Modèles (Artists and Models)1955 de Frank Thaslin . Cette série très inégale sera une amorce à ses fonctions de réalisateur. Tandis que l’un fait le pitre, l’autre chantonne et l’histoire n’est qu’un prétexte pour illustrer cette figure.La comédie sort toujours vainqueur du western qui se trouve dénaturé et réduit perdant sa force dramatique, de surcroit la trame perd de son intérêt , d’autant plus qu’elle est menue.

 

           Le film est réalisée par un artisan qui toucha à tous les genres avec plus ou moins de bonheur ; la comédie pour le sieur Jerry Lewis : 1952 : Parachutiste malgré lui (Jumping Jacks)- 1952 : Le Cabotin et son compère (The Stooge), le film musical pour Elvis presley : 1966 : Le Tombeur de ces dames (Spinout)- 1967 : Croisière surprise (Double Trouble)- 1968 : À plein tube (Speedway)- 1968 : Le Grand Frisson (Live a Little, Love a Little) – le drame Des hommes sont nés (1938) peut-être une de ses meilleures réalisations ; Il est à sa solde plus de 180 films et près de 50 ans de carrière

 

                   Jerry Lewis occupe le film par ses pitreries , il joue le benet de service qui à la fin de l’histoire sera ou un hèros ou un homme qui prend conscience de sa personnalité généreuse il se fit les dents pour réaliser dès 1960 ses propres films bien plus intéressants que celui-ci et qui compte deux ou trois chefs d’œuvres de la comédie : 1961 : Le Tombeur de ces dames (The Ladies Man)- 1961 : Le Tombeur de ces dames (The Ladies Man) et 1970 : Ya ya mon général ! (Which Way to the Front?). Ce fut en France que l’on découvrit cette personnalité riche et variée et que l'on fit savoir aux américains qui le fétèrent davantage

 

                     Dean Martin abandonna cette collaboration pour des films plus ambitieux : 1958 : Le Bal des maudits (The Young Lions),de Edward Dmytryk-1958 : Comme un torrent (Some Came Running), de Vincente Minnelli1959 : Rio Bravo, de Howard Hawks un des 10 plus beaux westerns de l’Histoire du cinéma ; genre qu’il privilégia avec : 1962 : Les Trois Sergents (Sergeants 3), de John Sturges1965 : Les Quatre fils de Katie Elder (The Sons of Katie Elder), de Henry Hathaway -1968 : Bandolero !, de Andrew V. McLaglen-1968 : Cinq cartes à abattre (5 Card Stud), de Henry Hathaway-1973 : Duel dans la poussiere (en) (Showdown), de George Seaton

492-3000 DOLLARDS MORT OU VIF d’ Alfred E. Green 1948 USA

Publié le 28/07/2014 à 21:37 par rogerchemouni Tags : vie homme bonne chez roman belle mort histoire travail film femme voyages actrice
492-3000  DOLLARDS MORT OU VIF d’ Alfred E. Green 1948 USA

3000 DOLLARDS MORT OU VIF «Four Faces West « d’ Alfred E. Green 1948 USA

 

DVD SYDONIS Sorti JUILLET 2014 (*)

 

                    Sous ce titre trompeur se trouve un western qui fuit le conformisme à toute chevauchée. Les données inhérentes au genre sont détournées ; le héros n’en est point un, L’attaque de la banque est déroutante. Le bien et le mal ne sont point distincts et cerise sur le gâteau si les armes sortent de leur étuis ou de leurs fourreaux à maintes reprises, aucun coup de feu n’est tiré. De surcroit le cowboy de cette aventure chevauche faute de moyens un taureau pour fuir ses poursuivants. Cette présentation atypique ferait fuir tout aficionado bien au contraire la trame de cette histoire rocambolesque et ô combien étrange le cloue dans son fauteuil

 

 

             Tandis que la Ville de Santa Maria fête l’arrivée du nouveau et on ne peut plus connu Pat Garrett (Charles Bickford ), un étranger (Joel McCrea) se dirige vers la banque pour y opérer un prêt. Il l’obtiendra arme au poing avant de signer une reconnaissance de dette qu’il compte honorer progressivement. Puis il prend la fuite avec ses trousses le dit shérif et des hommes. Il sera attaqué par un serpent, soigné par Fay Hollister (Frances Dee) une belle infirmière et aidé par un joueur de poker Monte Marquez (Joseph Calleia )

 

                   Dans ce scénario ample , se dessinent des personnages qui le sont ne fut ce que par leur noblesse d’âme qui les amènent à des choix judicieux , raisonnables et humains. Ross McEwen n’est pas un pilleur de banque ordinaire, il montre sa bonne foi son besoin d’aider un père nécessiteux et promet de rendre l’argent c’est d’ailleurs ce qu’il fera au milieu de son itinéraire, son acte devient donc moins répréhensif. C’est d’ailleurs ce qui turlupine Pat Garrett qui ne voit pas en lui un voleur de grand chemin d’autant plus que dans sa course effrénée le fugitif va aider une famille en proie à la typhoïde au risque de sa santé et de sa liberté. Le shérif devra apaiser la fougue des chasseurs de primes pour une arrestation en bonne et due forme voire, pour ramener le fuyard en vie.

 

                       C’est celle-ci que les protagonistes veulent défendre ; Pat Garret donc comprend que ses fonctions peuvent le trainer hors de l’entendement, Ross McEwen que son action peut l’emmener vers la mort ou la prison ; Fay Hollister sait depuis longtemps qu’il n’y a pas que le corps à soigner chez ce cowboy dépassé par et le joueur témoin pas si impassible que cela prend fait et cause pour ce fuyard face à une milice menaçante.

 

                 L’histoire est tirée d’un roman d’un inconnu Eugene Manlove Rhodeà nos yeux Paso Por Aqui :celui qui est passait par là et c’est un homme qui passa dans cette contrée. L’histoire dépose un film magnanime, généreux moral et humain à 100 coudées du western de cette décennie où il est question certes de d’amour, de rédemption et de tolérance Le film est signé d’un artisan à la filmographie plus quantitative (100 films ) que qualitative, bien que nous connaissions peu son travail (Le roman d'Al Jolson 1946- Aladin et la lampe merveilleuse 1945 ) sur une période de 40 ans. Toujours est –il ici , il est fort honorable et sa réalisation évoque , scénario puissant aidant , l’univers de Ford par son aspect biblique et de Walsh par la fuite perpétuelle du coupable vers la montagne avec sa conquête féminine

 

 

                    Frances Dee qui mourut presque centenaire fut une actrice peu connue qui à 45 ans mit fin à sa carrière après avoir tourné pour Cukor (Les quatre filles du Docteur March (1933)) Tourneur (Vaudou (1943)) Curtis Bernhardt ( ) Albert Lewin (Bel Ami 1947 ) face à Garey Cooper (Âmes à la merun très joli film de 1937 signe Henry Hathaway) Elle fut aussi l’épouse de Joel McCrea. Charles Bickford incarna souvent les personnages forts, les chefs intolérants dans le western (Marqué au fer 1950 de Rudolph Maté - Les grands espaces (The Big Country) de William Wyler1958- 1960 : Le Vent de la plaine (The Unforgiven) de John Huston) ou non (1943 : Le Chant de Bernadette (The Song of Bernadette) d' Henry King1948 : Johnny Belinda (Johnny Belinda) de Jean Negulesco 1954 : Une étoile est née (A star is born) de George Cukor)

 

                         Joel McCrea commença sa carrière avec la comédie et les films d’aventure (1932 : Les Chasses du comte Zaroff(The Most Dangerous Game) deErnest B. Schoedsack et Irving Pichel ) pour se diriger vers le western (1944 : Buffalo Bill de William A. Wellman -1946 : Le Traître du Far-West (en) (The Virginian) de Stuart Gilmore , 1947 : Femme de feu (Ramrod) de André De Toth ) dont il deviendra un des plus dignes représentants à l’image de Randolph Scott avec qui il tourna le fabuleux: Coups de feu dans la Sierra(Ride the high country) de Sam Peckinpah en 1962. Il croisa par ce parcours les plus grands Josef von Sternberg 1935 : La Femme et le Pantin (The Devil is a Woman), Howard Hawks 1935 : Ville sans loi (Barbary Coast) , William Wyler 1936 : Ils étaient trois (These three) Cecil B. DeMille 1939 : Pacific Express (Union Pacific) Alfred Hitchcock : 1940 : Correspondant 17 , Preston Sturges : 1942 : Madame et ses flirts (The Palm beach story) et 1941 : Les Voyages de Sullivan(Sullivan's Travels) Jacques Tourneur (1950 : Stars in My Crown1955 : Un jeu risqué (Wichita), 1955 : Le juge Thorne fait sa loi(Stranger on Horseback) trois superbes westerns . Il aurait avoué que celui était son préféré.

 

(*) avec une triple et pertinente présentation de Patrick Brion, Bertrand Tavernier et Yves Boisset

491- VALDEZ 1971 de Edwin Sherin USA

Publié le 26/07/2014 à 22:25 par rogerchemouni Tags : homme femme mort histoire nature film enfant bande rock
491- VALDEZ 1971 de Edwin Sherin USA

VALDEZ "Valdez Is Coming" 1971 de Edwin Sherin USA

 

 

                       Le film est l’histoire d’un homme qui faute de dialogue reprend celui de la guerre de Sécession qui opposa deux partis qui ne voulait plus échanger et écouter l’autre. Il se veut aussi politique par sa défense des humbles et par son refus de l’indifférence Bob Valdez (BURT LANCASTER ) est un sheriff intermittent âgé qui doit régler un problème de meurtre en arrêtant un supposé coupable aux yeux d’un riche propriétaire Frank Tanner (Jon Cypher ) . L’affaire tourne mal, Valdez doit par légitime défense abattre l’accusé qui n’est plus reconnu comme tel ensuite. Ce dernier décide de récolter une somme d’argent pour aider la veuve auprès des habitants et de Tanner. Celui-ci refuse catégoriquement et de surcroit violente cruellement Valdez. Il va se montrer aussi dur, aussi têtu que ses détracteurs enlever dans un premier temps la femme de Tanner Gay Erin (Susan Clark ) et résister à ses hommes qui se lancent à sa poursuite dont El Segundo (Barton Heyman ) le lieutenant de Tanner

 

 

                     Le scénario est puissant, les répliques travaillées et les personnages fouillés rendant cette aventure captivante malgré une mise en scène pas toujours inspirée . aux commandes de celle-ci se trouvent Roland Kibbee qui travailla pour Lancaster (Le corsaire rouge (1952) Vera Cruz (1954)) et fit son unique film avec lui Le flic se rebiffe 1974 et David Rayfiel qui travailla pour Sydney Pollack notamment de Trente minutes de sursis 1965 à Sabrina 1995 en passant par Jeremiah Johnson1972 et Les 3 jours du condor 1974.

 

Les personnages sont étoffés Frank Tanner est un propriétaire infâme qui a du mal à retenir sa femme rebelle avec qui il entretient des rapports ambigus. Elle-même l’est et n’arrête pont d’en découdre avec lui et lui fera payer son comportement excessif. Jon Cypher joue avec justesse – tous les acteurs le sont – cet être exécrable, dictateur local qui fait la pluie et le beau temps , il est dans plusieurs séries télévisées souvent dans des rôles antipathiques dans les années 80 (Santa Barbara- Capitaine Furillo - Dynastie- ôte ouest ) Susan Clark incarne la femme de l’homme assassiné qui prit pour amant Tanner , une amante trompeuse et trouble , elle est point a son avantage dans ce rôle de captive violentée, désemparée et néanmoins perplexe, nous l’avons face à Clint Easwood dans Un shérif à New-York (1968), face à Gene Hackman dans La fugue , à Lancaster dans Le flic se rebiffe1974 et face à Dean Martin et Rock Hudson dans le western peu réussi Duel dans la poussière 1973 et enfin face à dans Willie Boy 1969 western d’une autre trempe. Barton Heyman incarne un fin limier plus malin que son patron et aussi que Valdez ; cette poursuite sera la leur d’ailleurs et son choix final ; le sien et contredira le plan de son patron quand il aura dépassé les bornes.

 

                                Burt Lancaster est outre l’interprète principale , l’instigateur du projet puisqu’il en   est un des producteurs. IL habite le film et défend des causes qui lui sont chères : l’injustice et le racisme , restitue le conflit belliciste qui divisa son pays au XIX siècle et souligne le rapport des classes. Dans cette histoire dramatique saupoudrée de violence à l’italienne il incarne un personnage laminé par son passé, d’un autre temps las de conversations vaines qui face aux ostrogoths que représente Tanner et sa bande décide de reprendre les armes, de retrouver ses valeurs et sa dignité. Cette bataille devient sa guerre et son engagement une porte vers la mort. Il est même lors d’une séquence le Christ incompris et abandonné duand il est livré à la nature sauvage attaché à une croix géante errant à la recherche d’une âme charitable. L’acteur tout comme l’homme est impressionnant par son interprétation de ce soldat blessé dans sa chair et dans son âme. Il démontre l’intelligence de ses choix qui même hors de genre est remarquable : à voir « Tant qu'il y aura des hommes « (1953) Un enfant attend 1963- Elmer Gantry, le charlatan 1960, le méconnu et pertinent L'ultimatum des trois mercenaires sur la guerre du Vietnam, Le Guépard 1963. ; avoir pour metteurs en scène Jules Dassin, John Huston , Richard Brooks, Louis Malle , Sydney Pollack John Frankenheimer, Robert Aldrich, John Sturges , Luchino Visconti Sam Peckinpah Bernardo Bertolucci constituent un palmarès on ne peut plus riche auquel vienne un nombre de westerns superbes de Vera Cruz 1954 à Fureur apache 1972 en passant par L'Homme de la loi Règlements de comptes à OK Corral et : Le Vent de la plaine 1960.


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