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500 FILMS POUR AIMER UN GENRE EN DISPARITION ET A PROTEGER : LE WESTERN

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Dernière mise à jour : 02.04.2014
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487-SOLDAT BLEU de Ralph Nelson 1970 USA

Publié le 02/04/2014 à 23:42 par rogerchemouni Tags : chez enfants roman femme dieu femmes film bleu voyage écran rock actrice
487-SOLDAT BLEU  de Ralph Nelson  1970 USA

SOLDAT BLEU « Soldier Blue » de Ralph Nelson 1970 USA

 

                               Ce film rejoint durant cette décennie inconfortablement pour le western, celui des années 50 en plus par son approche polémique et politique déclarant unr apathie pour le peuple indien et son antipathie pour l’armée.

 

                            Ce film plus violent à sa sortie commence par un massacre et se clot par un autre comme si l’homme était un loup pour l’homme. L’armée américaine escortant un convoi de fonds est attaqué par des cheyennes qui en exterminera tous les soldats du convoi à l’exception de Honus Gent (Peter Strauss ) une jeune recrue et Cresta Maribel (Candice Bergen ) une femme blanche enlevé jadis à son fiancé un officier d'état major par ces agresseurs et qui fut femme du chef de tribu.

 

                              Les deux fugitifs décident de rejoindre npon sans mal Fort Réunion, Cresta plus expérimentée enseignera les rudimentsde la survie appris au près de ses ravisseurs et analysera l’action guerrière des indiens comme un acte de défense d’une minorité exploitée. Ils croiseront un revendeur d’armes pour les cheyennes Isaac Q. Cumber (Donald Pleasence) dont ils auront du mal à se défaire. Arrivés à leur destination ; ils sont mal accueillis et même rabrouées devant leurs défenses des agresseurs et seront des témoins impuissants d’une tuerie collective, sanguinaire et sauvage (enfants massacrés, femmes tuées et violées et mutilations) menée contre le camp indien où vécut Cresta) perpétré sous les ordres du Colonel Iverson (John Anderson ) ivre de vengeange, dément et autoritaire

 

                                  D'office citons la véracité de cette ultime agression sadique qui fut perpétrée le 29 novembre 1864 et connu sous l’appellation : « Le massacre de Sand Creek » qui engendra un procès durant lequel un juge déclara que c’était : « une lâche boucherie exécutée avec sang-froid, suffisamment pour couvrir ses auteurs de l'indélébile infamie, et de honte et d'indignation le visage de chaque américain ». Peu de films soulignèrent ce fait à l’exception de Le Fort de la dernière chance (1957), film de George Marshall et dans quelques séries comme Colorado (1978- 1979), Docteur Quinn, femme médecin (1993) et Into the West (2005).

 

                                      Ralph Nelson réalisateur quelque peu oublié emploie un ton dénonciateur, antibelliciste et véhément jusqu’à mettre en parallèle ce fait monstrueux avec celui qui s‘est déroulé durant la Guerre du Vietnam en 1968 Le massacre de M? Lai. Cette allégorie n’avait échappé à personne et donnait une importance supplémentaire au film. Ralph Nelson mène son film avec l’aisance qu’on lui connait ; lyrique dans les scènes de chevauchée , drôle et pathétique dans les intimes et accusateur dans son essence.IL signe là un des westerns les plus imposants de cette époque qui est tiré d’un roman de Theodore V. Olsen qui avait écrit deux années auparavant le script de « L’homme sauvage » réalisé par Robert Mulligan au scénario quelque similaire et violent. Ralph Nelson n’en est pas à son premier western, il en signa deux autres dont le très intéressant La bataille de la vallée du diable en 1966 et l’inattendu et déroutant La colère de Dieu en 1972. IL fut un réalisateur sur le petit écran (La quatrième dimension - Front Row Center 1956) de 1949 à 1962 date à laquelle il fit ses deux premiers films : Requiem pour un champion d’après Faulner et Le lys des champs (1963) d’après James Poe, fera tourner Sydney Poitier ( 3 films ) Stève McQueen , Grégory Peck, Michaël Caine, Charlton Heston, Gary Grant, Anthony Quinn, Robert Mitchum , Rock Hudson, Cliff Roberttson qui glanèrent avec lui des oscars

 

                               Dans ce film nous rencontrons Donald Pleasence, remarquable comédien vu chez Polanski (Cul-de-sac 1966) Fleischer (Le voyage fantastique1966) dans un James Bond (On ne vit que deux fois 1967 ) et dans quelques westerns (Sur la piste de la grande caravane 1965- Will Penny, le solitaire 1968- ) C’est John carpenter qui lui offrira une notoriété avec son rôle du Dr. Sam Loomis de la série Hallowwen (Hallowwen I à VI). Nous avons le débutant Peter Strauss acteur de télé (Le riche et le pauvre1976 ) , très convaincant dans ce rôle de soldat dont les rêves et les espoirs s’envolent ou sont contrariés et Candice Bergen actrice superbe et remarquable au palmarès envieux : Sidney Lumet (Le groupe 1966- ) Robert Wise (La canonnière du Yang-Tsé ) Lelouch (Vivre pour vivre ) Mike Nichols (Ce plaisir qu'on dit charnel ) Cukor (Riches et célèbres 1981 ) et 2 westerns prenants (Les charognards 1971- La chevauchée sauvage ) et une série télé à succès qui dura 10 ans (Murphy Brown ) . Elle habite le film par son personnage floué par les hommes et les sociétés.

LibéralRalph Nelson  tourna des œuvres partisanes comme ...tick... tick... tick... - Et la violence explosa qui parlait de racisme anti noir et Le vent de la violence de l’apartheid et peut –être son chef d’œuvre CHARLY 1968 qui parlait d’une autre forme de discrimination : contre les déficients mentaux. IL reste un auteur capital du cinéma américain des années 60-80

TORNADE 1954 de Allan Dwan USA

Publié le 29/03/2014 à 17:32 par rogerchemouni
TORNADE 1954 de Allan Dwan USA

TORNADE 1954 « passion » de Allan Dwan

 

USA DVD SYDONIS CALISTA sortie Mars 2014 (*)

 

                     La Californie sous domination mexicaine va être le témoin d’un drame, résultant d’une confrontation entre propriétaires et fermiers. Un de ces derniers Gaspar Melo (John Qualen) qui a reçu des terres qu’il a fait fructifiées voit le fils de son donateur Don Domingo, (Richard Hale ) réclamer sa terre. Au même moment Un éleveur, Juan Obreon (Cornel Wilde) de retour des montagnes découvre qu’il est père et qu’il va s’unir avec sa fiancée Rosa (Yvonne De Carlo ) fille jumelle avec Tonya (Yvonne De Carlo ) de Mélo. Mais les hommes de mains du petit fils en question vont abattre Mélo et bruler sa maison où périront Rosa et son enfant. Tonya qui a témoin plus ou moins témoin renseigne le mari veuf qui décide de commencer sa vengeance.

 

 

                      Le film narre un bonheur perdu et retrouvé en partie mis en scène dans des décors neigeux. Dwan à son habitude filme les tourments et les heurts, l’injustice et l’amour. Et cela en 15 jours réalisant pour l’année 1954 quatre films dont trois westerns. Il décrit une femme qui accompagne un homme blessé et devient rayonnante, plus féminine tout comme lui le devenait face à cette naissance ; médusé devant un berceau d’enfant. Dwan rappelle qu’il est à l’aise outre dans les scènes d’action d’une forte approche plastique ( le duel au couteau dans la pénombre) que dans les moments intimistes qui montrent ses personnages plus humains rendant son cinéma par cette profondeur proche du géant John Ford. Il ressort dans ce drame une puissance qui le caractérise même si cette œuvre est inférieure à 1954 : Quatre étranges cavaliers (Silver Lode) et Le Mariage est pour demain (Tennessee's Partner)

 

                             Côté comédiens , nous retrouvons dans les seconds rôles Anthony Caruso vu dans LA REINE DE LA PRAIRIE , Raymond Burr l’assassin dans « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock plus connu pour des séries télé (Perry Mason et L'homme de fer) Stuart Whitman dans ses débuts qui accompagnera John Wayne dans « Les Comancheros » (1961) Lon Chaney Jr. qui fricota autant avec le western (Les tuniques écarlates 1940-Fort invincible 1951 -Le train sifflera trois fois (1952)- La rivière de nos amours 1955 ) que le film fantastique où il acquiert une renommée (Le loup-garou 1941- Le spectre de Frankenstein 1942-Son of Dracula 1943-La malédiction de la momie 1944-La maison de Frankenstein 1944-) John Qualen toujours aussi bon , comédien fétiche de Ford qui joua souvent des rôles de suédois (Les raisins de la colère 1940-Les hommes de la mer 1940-Dieu est mort 1947-La prisonnière du désert 1956-Les deux cavaliers 1961-L'homme qui tua Liberty Valance (1962)) Face à eux deux stars la belle Yvonne De Carlo très prisée du western (1957 : L'Esclave libre (Band of Angels) de Raoul Walsh--1955 : Amour, fleur sauvage (Shotgun) de Lesley Selander ) 1951 : Tomahawk de George Sherman 1948 : Le Barrage de Burlington (River Lady) de George Sherman1945 : Les Amours de Salomé (Salome, Where She Danced) de Charles Lamont . cette bombe sexuelle tourna aussi pour Cecil B. DeMille (1944 : L'Odyssée du docteur Wassell (The Story of Dr. Wassell-)1956 : Les Dix Commandements (The Ten Commandments) Jules Dassin (1947 : Les Démons de la liberté (Brute Force) -Robert Siodmak1949 : Pour toi j'ai tué (Criss Cross) Raoul Walsh (1953 : La Belle Espionne (Sea Devils)et 1957 : L'Esclave libre (Band of Angels) ) Cornel Wilde vedette marginale fut professeur d'escrime avant d’être acteur (1941 : La Grande Évasion (High Sierra) de Raoul Walsh- 1945 : La Chanson du souvenir (A song to remember) de Charles Vidor 1950 : Les Rebelles de Fort Thorn (Two flags west) de Robert Wise -952 : Sous le plus grand chapiteau du monde (The Greatest Show on Earth) de Cecil B. DeMille ) . il ne retrouva pas après 1956 les grandes pointures qui l’avaient dirigé. Il devint réalisateur e 8 films oscillant entre polar, et film d’aventures (1963 : Lancelot chevalier de la reine--1966 : La Proie nue (The Naked prey) -1970 : Terre brûlée (No Blade of Grass) qu’il interprétait parfois face à son épouse Jean Wallace.Il restera un jeune premier prometteur qui ne parvint pas à égaler la première partie de sa carrière.

 

(*) Présentation de 2 férus du western (Patrick Brion et Bertrand Tavernier

LA REINE DE LA PRAIRIE de Alan DWANN 1954 USA

Publié le 25/03/2014 à 22:46 par rogerchemouni Tags : amour belle femme femmes film
LA REINE DE LA PRAIRIE de Alan DWANN 1954 USA

LA REINE DE LA PRAIRIE (Cattle Queen of Montana) de Alan DWANN 1954 USA

 

DVD SYDONIS CALISTA sortie Mars 2014 (*)

 

                 Un agent du gouvernement Farrell (Ronald Reagan ) arrive au Montana pour y traiter d’une mission : le trafic d’armes, vendues à des indiens en révolte ; indiens responsables d’un vol de troupeau appartenant à la fière et rebelle Sierra Nevada Jones (Barbara Stanwyck ) . Cette agression a vu le massacre de cowboys et de son père. Elle sera à son grand étonnement soignée dans la même tribu (les Blackfoot) par des indiens moins bellicistes et plus hospitaliers que leurs frères guerriers. D’ailleurs le fils du chef Colorado (Lance Fuller 3 ) ne sait point des exactions de Natchakoa (Anthony Caruso 2 ) un des siens qui s’est acoquiné avec un rancher McCord (Gene Evans 1 ) .ce dernier décide de se débarrasser de la belle téméraire qui n’a peur de personne pour découdre de ses problèmes d’autant plus qu’elle aura pour alliés

 

               Si le scénario pêche un peu par son conformisme, ses situations rocambolesques et son exotisme digne des sérials, son traitement ( sens de l’action toujours aussi dynamique voire nerveux) rééquilibre l’ensemble que magnifie l’actrice principale plus charismatique que jamais le principal n’est point le fade Ronald Reaganle héros mais l’héroïne beaucoup plus étoffé, non caricaturale et qui symbolise la femme forte avec une grande prestance et une outrecuidance désarmante : elle embrasse le héros en premier et fait fi des quolibets graveleux quand elle parcours la ville avec son nouvel ami – ô sacrilège pour les biens pensants – indien. Déjà dans les deux films précédents Dwan a souligné son amour et son respect pour la gente féminine , là il la place au centre de l’action et en profite pour souligner outre le sexisme, le racisme et l’intolérance. Comme Ford s’il souligne leur intérêt pour des amitiés masculines, il en délaisse pas moins le sexe faible qui là est loin de l’être.

 

 

                             Barbara Stanwyck qui écuma le western avec ses rôles forts de femmes décidées et interventionnistes (Les furies 1950-Le souffle sauvage 1953- sans oublier la série La grande caravane 1961-1964) habite le film et lui donne une couleur que peut être n’espérait pas Alan Dwann.

 

(1) Gene Evans fut le méchant de service dans nombre de westerns(Le trésor des sept collines 1961-Nevada Smith 1966 La caravane de feu 1967 Le reptile 1970-(Pat Garrett et Billy le Kid 1973 ) et fut apprécié par Samuel Fuller (J'ai vécu l'enfer de Corée (1951 ) Baïonette au canon 1951- Violences à Park Row 1952-Shock Corridor (1963)

 

                  (2) Anthony Caruso autre mine patibulaire rencontré dans les 250 films qu’il tourna (A Gun in His Hand (1945) La maîtresse de fer 1952 Le passage de Santa Fé 1955 Quand la ville dort (1950) Joe Dakota 1957 L'or du Hollandais 1958-L'aventurier du Rio Grande 1959 )

 

               (3) Lance Fuller remarqué dans les série B surtout (Les survivants de l'infini (1955) The She-Creature 1956 Voodoo Woman 1957 The Bride and the Beast (1958) .

 

(*) Présentation de Patrick Brion et du non moins captivante Bertrand Tavernier qui nous éclaire aussi sur ce cinéaste possédé

4 ETRANGES CAVALIERS « Silver lode » de Alan DWANN 1954

Publié le 18/03/2014 à 20:43 par rogerchemouni Tags : histoire nature fille film rose éléments société
4 ETRANGES CAVALIERS « Silver lode » de Alan DWANN 1954

4 ETRANGES CAVALIERS « Silver lode » de Alan DWANN 1954

      DVD SYDONIS CALISTA sortie Mars 2014

              Quatre  cowboys arrivent dans Silver Rode une ville en liesse. Celle-ci fête le 4 juillet Jour d’Indépendance américaine. Le quatuor se compose d’un marshall fédéral Mc Carthy (Dan Duryea) venu avec ses trois coéquipiers arrêter Dan Ballard ((John Payne ) recherché pour meurtre.Celui ci arrivé sous peu dans la contrée célèbre son mariage avec Rose Evans (Lizabeth Scott )la fille d’un riche propriétaire ; union qui sera remise ou du moins retardé par l’intrusion des policiers. Ballard ne reconnait point ceux-ci comme hommes de loi mais comme bandits notamment leur chef mais devant les pièces officielles s’incline d’autant plus que shériff et juge attestent de leur véracité.Le condamné demande seulement deux heures avant d’êttre emmené par ces intrus et les habitants sont tous de son côté et croient à son innocence. Mais peu à peu, les langues se délient tout comme Ballard de ses liens et deux meurtres vont lui être imputés : celle d’un agent de McCarthy et celle du sherif. La foule va peu à peu se montrer hargneuse à son égard, agressssive et vengeresse, Ballard va avec ses deux seules alliées : sa future et son ex Dolly la file de joie (Dolores Moran), tenter d’échapper à cette foule vindicative et à McCarthy plus décidert que jamais à l’abattre.

 

 

                       Ce synopsis au demeurant basique où il est question de loi et de vengeance va peu à peu basculer vers l’injustice, le totalitarisme et vers le discours politique. Plusieurs éléments que ne semble pas aux dires d’un Bertrand Tavernier avoir sauté aux yeux des américains qui rappelons tenait dans ces années là le western et la science fiction comme des sous genres voire moins sérieux. C’était méconnaitre la nature humaine et son Histoire.

 

             Celle-ci enfanta un sénateur malsain du nom de McCarthy qui en pleine guerre froide décida d’incriminer toute personne étant ou ayant eu des relations avec le commmunisme ; engeance à leurs yeux. Le politicien ratissa large et fit des dégats irréversibles (suicide, interdiction de travailler et autre eviction de tout ordre) devant un pays peu médusé, sclérosé et lethargique ; il sévit jusqu’en 1954 mais son ombre perduera jusqu’à l’aube des années 60. L’Amérique témoin fut aussi muette que devant certains évenements nationaux plus importants quelques décennies plus tôt. N’avait il pas lu entre les lignes que ce western idéologique était un réquisitoire à l’instar de « Hign Noon » (Le train sifflera 3 fois) en 1952 de Fred Zinneman dont la trame est similaire ( 4 hommes dérangent un shériff lors de son mariage pour le trucider) et la dénonciation évidentte ; œuvre que l’on qualifiat non injustement de politique.

 

            Ces deux films vont dénoncer une société qui se corrompt, crédule lache et repressive à la moindre ocassion. Toutes deux seeront écrites et produites par des gens de gauche. Produira une petite trentaine de films dont 10 pour Allan Dwan (de celui-ci à 1961 : Most Dangerous Man Alive en passant par 1954 : La Reine de la prairie (Cattle Queen of Montana)et 1954 : Tornade (Passion)) Il eut quelques démélés avec le maccarthysme et fut l’époux de Dolores_Moran qui joue dans celui-ci et dans trois autres films de son mari.

 

              De cette société versatile, devenue ennemie la scénariste Karen DeWolf en fait le personnage prinicipal- le titreoriginal du film est celle-ci (Silver Rode)- pareil à High Noon qui voit au final aussi son héros la repousser, du fait qu’il est devenue sa victime et l’a obligé à se retourner contre elle ; ce qu’il ne semble lui pardonner.Le refuge ultime est l’église, symbôle sacré dans laquelle le cauchemar prendra fin defaçon inattendue et hautement symbolique.C’est un héros dépité qui en ressortira. L’autre abri est l’aide inconditionnelle apportée par ses deux compagnes et là aussi scénariste, producteur et réalisateur placent cette gente féminine au firmament.

 

                 Dès lors le film placé sous des hospices festifs, draine une atmosphère de plus en plus sombre , avec des personnages de plus en plus noirs ; le ton est apre , direct violent et hautement critique donnant une étoffe particulière par sa tension croissante aussi.Celle ci se déroulant non en 1h 30 comme dans l’exemple précité mais en quelques heures, dirigée magistralement par un Allan Dwan au mieux de sa forme qui tournera la même année pas moins de 3 films dont Tornade et La reine de la prairie deux autres westerns importants ; il en était à son 400 ième film.

 

(*) Présentation de Patrick Brion et du non moins passionnant Bertrand Tavernier qui nous éclaire aussi sur ce prolifique cinéaste

 

LE BAGARREUR DU TENNESSEE de Allan Dwan 1955

Publié le 16/03/2014 à 01:36 par rogerchemouni Tags : monde actrice peinture film femme homme roman bonne
LE BAGARREUR DU TENNESSEE de Allan Dwan 1955

LE BAGARREUR DU TENESSEE ou LE MARIAGE EST POUR DEMAIN « Tennessee's Partner » de Allan Dwan 1955

 

                         Allan Dwan est un des 10 plus grands réalisateurs de westerns ; il nous en offrit de très bons dans sa longue carrière (1911-1961) on ne peut plus prolixe (plus de 400 films) .

 

                     Un étranger (Ronald Reagan ) débarque dans une ville à l’époque de la ruée vers l’or et va sauver d’une agression un joueur professionnel de poker Tennessee (John Payne). L’homme attend Goldie Slater sa fiancée (Coleen Gray ) pour l’épouser et deviendra l’ami du joueur qui n’en a aucun. La promise se trouve être outre une croqueuse de diamants et une ancienne conquête de Tennessee. Ce dernier très bagarreur se fait des ennemis qui vont fomenter un complot pour qu’il soit suspecté du meurtre d’un chercheur devenu subitement riche. Il se fera aider par son nouvel ami et par sa maitresse "The Duchess" (Rhonda Fleming) qui tient une maison de jeunes filles à marier.

 

                      Le film aussi élégant que son héros est une ode à l’amitié masculine et à la femme. L’amitié entre les deux protagonistes est à la limite de l’ambigüité. Tennessee se montre chevaleresque envers son entourage ; il fera tout pour que le mariage n’est pas lieu demain d’autant plus qu’il admire cet inconnu crédule et naïf Tous deux conforme au regard du réalisateur viennent à un moment donné – lorsqu’ils sont poursuivis par la loi- saluer la Duchesse

 

                   Ce film qui reste le préféré de son auteur (entretien avec Peter Bogdanovitch) est brillamment mis en scène , sous tension permanente , avec une atmosphère sombre ( peinture d’un monde d’argent et de la lâcheté humaine) qui virera au tragique ; certes moins noire que celle du roman. Celui-ci est signé de Bret Harte qui inspirera des cinéastes Lucio Fulci « 4 de l'apocalypse », Joseph M. Newman « Les bannis de la sierra » 1952 et celui-ci aux personnages haut en couleurs verra un remake en 2014

 

                           Coleen Gray qui retrouvera Johns Payne dans Le quatrième homme (1952), croisera John Wayne et M.Cliff dans « La rivière rouge (1948) » Victor Mature dans « Massacre à Furnace Creek » 1948, joue un petit rôle . Face à elle une autre beauté, plus sculpturale Rhonda Fleming à la carrière plus remarquée car bonne actrice et dirigée par des grands Hitchcock (La maison du docteur Edwardes (1945) ) Lang (La cinquième victime 1956) J.Sturges (Règlement de comptes à O.K. Corral 1957) Siodmak ( ) Jacques Tourneur (La griffe du passé (1947) ; elle retrouva son partenaire et son réalisateur dans Deux rouquines dans la bagarre 1956. Elle est splendide en dame patronesse pas » si morale que cela. Ronald Reagan plus célèbre comme homme politique et président des USA que comme acteur où il fut autant indécis et pas toujours convaincant contrairement à ce rôle qui restera son meilleur ; ce qui l’empêchera point de figurer dans quelques bons films l’excellent À bout portant 1964 et dans quelques westerns face à Rhonda Fleming (La reine de la prairie 1954- Le dernier bastion 1951) Dorothy Malone (Quand la poudre parle 1953) Olivia de Havilland, (La piste de Santa Fé ) John Payne est une star de la série B qui fricota beaucoup avec le western Rebel in Town 1956- de Alfred L. Werker, Colorado Saloon de Joseph Kane 1955, Le passage de Santa Fé 1955 de William Witney.Alln Dwann lui offrira ses plus beaux rôles (Quatre étranges cavaliers 1954 Deux rouquines dans la bagarre 1956-)

 

                               Allan Dwan nous donnera d’autres westerns aussi captivantsnotamment en 1954 (La reine de la prairie 1954-Tornade 1954 ) si ce n’est plus (Quatre étranges cavaliers 1954)

482-EL CHUNCHO de Damiano DIAMANI 1966 Italie

Publié le 07/03/2014 à 22:03 par rogerchemouni Tags : femme mort amitié femmes film martine enfant livre bande fantastique
482-EL CHUNCHO de Damiano DIAMANI 1966 Italie

EL CHUNCHO de Damiano Diamani 1966

 

                        Le western italien continue de nous étonner avec cette œuvre marginale qui décidait d’aller à l’encontre de ses congénères en instituant un cinéma réflexif tout en gardant son apparat populaire. L’auteur programme un film politique en supputant que les autres ne le furent point, toujours est il que celui-ci l’afficha ouvertement. D’ailleurs Damiano DIAMANI allait poursuivre son approche moins ludique avec des films comme, le bouleversement politique qui touchait L’Italie en proie au terrorisme ne pouvait laisser indifférents les cinéastes.

 

                Nous sommes au Mexique au début du XX siècle pendant la révolution mexicaine, El Chuncho (Gian Maria Volonté ) un bandit et rebelle mexicain – il n’y a rien d’antinomique dans cette appellation – écume avec ses troupes les régions fomentant des attaques de train de l’armée régulière. Lors d’une entre elle le leader en question rencontre dans un fait ferroviaire un jeune dandy américain Bill Tate (Lou Castel ) qui semble prendre parti pour sa cause. Ce dernier va entreprendre un périple avec cette bande se faire une place au soleil et enrôler au grand dam de El Santo (Klaus Kinski ) son frère, El Chuncho. le partisan nouveau qui courtise Adelita (Martine Beswick) est il un révolutionnaire sérieux : « Qui sait » pour reprendre le titre original .

   

                Diamani va nous conter plus cette étonnante amitié que les soubresauts locaux, plus  cet engouement parfois ambigu et pervers que celui de  l’engagement politique. Ce qui ne l’empêchera point de diriger des flèches contre une Eglise défaillante, contre l’ingérence calculée de nations étrangères. La révolution est un problème mexicain qui doit être traité que par les autochtones et que toute intrusion extérieure est à bannir pour le bien de la révolution. Le film est plus proche de Viva Zapata que de « Une poignée de dollars ». il se veut ouvertement politique repetons le ,

 

                    Franco Solinas son scénariste dont le nom figure aux génériquew de « La bataille d'Alger (1966) » « Queimada (1969) » « État de siège (1972) » « Mr. Klein 1976 » « Hanna K. (1983) » Des films à thèse , intellectuels dénonciateurs et réflexifs réalisés souvent par des gens de gauche ( Losey-Costa Gavras-Rosi- Gillo Pontecorvo) est membre du parti communiste comme son interprète principal et son discours est simple : révolte et insoumission et un dialogue comme « N’achètes pas de pain ! Achète de la dynamite » le confirme . L’œuvre dès lors est salutaire car se veut un film réalisé pour le peuple par le peuple.

 

                 Face à cette richesse scénaristique , à cette réalisation les acteurs ne pouvaient être que bons : même Klaus Kinski cabotin dans la plupart des westerns italiens joue avec retenue un religieux presqu’anti clérical, Martine Beswick plus enclin à jouer dans les cinéma fantastique (Dr. Jeckyll et sister Hyde 1971 ) et péplum (Un million d'années avant J.C. 1966-Les femmes préhistoriques (1967)) est crédible en femme aguicheuse qui tombe aussi dans les filets de l’étranger. Lou Castel qui fricota peu avec ce genre se fit remarquer à ses débuts dans des films marginaux (Les poings dans les poches1966-Galileo 1968-Au nom du père 1971 ) . Il est l’archétype italien du héros sombre , mystérieux et trouble par qui le scandale arrive ; il sait l’autre et en joue comme tout manipulateur professionnel , usant de son charme et de son savoir faire au risque de se bruler les ailes. Gian Maria Volonté fut un grand acteur italien qui travailla pour Léone (Pour une poignée de dollars (1964)- Et pour quelques dollars de plus (1965) Elio Petri (Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (1970)- La classe ouvrière va au paradis 1971 ) Comencini (Un enfant de Calabre 1987 ) Francesco Rosi (L'affaire Mattei 1972Chronique d'une mort annoncée 1987 ) montrant ainsi son éclectisme et ses choix politiques . il nous livre là une interprétation étonnante digne de l’Actuor Studio d’un être fasciné par cet américain au point d’en perdre objectivité jusqu’à se retourner une fois contre les siens ; il montre la faille de l’homme ébloui , obnubilé par cette présence. Dire que ce film nous a emballés est un euphémisme.

               Diamino moins à l’aise dans d’autres westerns (Un génie, deux associés, une cloche 1975 ) nous épatera à nouveau avec Confession d'un commissaire de police au procureur de la république , Nous sommes tous en liberté provisoire tous deux réalisés en 1971 avec Franco Néro comme acteur ; autres films non moins politiques.

482-EL CHUNCHO de Damiano DIAMANI 1966 Italie

Publié le 07/03/2014 à 22:02 par rogerchemouni Tags : affiche
482-EL CHUNCHO de Damiano DIAMANI 1966 Italie

AFFICHE ORIGINALE

480-LE SIGNE DES RENEGATS de Hugo Fregonese 1951 USA

Publié le 16/02/2014 à 01:31 par rogerchemouni Tags : belle femme musique fille soi film livre danse fantastique
480-LE SIGNE DES RENEGATS  de Hugo Fregonese 1951 USA

480-LE SIGNE DES RENEGATS « Mark of the renégate »de Hugo Fregonese 1951 USA

Sortie DVD SIDONIS Films Février 2014 (*)

 

               Don Pedro Garcia (Gilbert Roland ) qui veut régner en empereur en République Californienne engage un renégat en exil Marcos Zappa (Ricardo Montalban) qui doit cacher sa marque frontale ( un R) avec un bandeau pour semer la zizanie. Ce dernier va approcher Jose De Vasquez (Antonio Moreno) feindre de tomber amoureux de sa fille Manuella (Cyd Charisse) et provoquer son prétendant Miguel De Gandara (Armando Silvestre ). Il se fera seconder par Bardoso (George Tobias ) et s’éprendra de Manuela mettant son plan à l’eau mais un coup de théâtre final révélera sa personnalité.

 

                   Le film se situant en 1825 mélange film de cape et d’épée et western, film politique et film ludique voire d’aventure et se veut attrayant comme tout produit Universal avec le talent habituel de ses techniciens (décors, costumes, musique, scénario réalisation et interprétation)

 

                     L’histoire est tirée d’un livre de Johnston McCulley, créateur du personnage de Zorro porté plusieurs fois à l’écran et joué par Tyrone Powers et Antonio Bandéras entre autres– d’ailleurs le héros avec son bandage et ses tenues moulantes rappelle ce personnage connu mondialement.

 

                  De plus le film se veut une ode à la démocratie pour ne pas dire un film patriotique vantant les valeurs américaines Le film est un régal , un film de série B bien menée par un Hugo Fregonese pourtant moins inspiré que dans ses autres westerns Passage interdit 1952, Le souffle sauvage 1953 et Quand les tambours s'arrêteront 1951 son meilleur film et l’un des plus forts de l’age d’or du western ( les années 50). Le réalisateur montre sa savoir faire aidé par des acteurs pour la plupart d’origine mexicaine (Ricardo Montalban , Gilbert Roland) ou hispanique (Antonio Moreno) et même californien (Armando Silvestre) donnant un ton particulier

 

                  Dans la distribution nous trouvons :Armando Silvestre qui tourne encore à 86 ans sera vu dans Sierra torride (1970) Les chasseurs de scalps (1968), Quand les tambours s'arrêteront 1951 George Tobias joua souvent l’ami brave du héros et travaillera pour les plus grands Hawks (Sergent York (1941) Curtiz (La glorieuse parade (1942-Passage pour Marseille 1944)) Wise (Nous avons gagné ce soir (1949) Anthony Mann (Romance inachevée 1954) Walsh (Une femme dangereuse 1940-Aventures en Birmanie 1945) et écuma le western avec sa bouille de joyeux drille (La patrouille de la violence 1964-L'attaque de la malle-poste 1951-

Antonio Moreno acteur espagnol qui débuta sous le muet fréquenta John Wayne dans La prisonnière du désert (1956) Glen Ford dans Le démon de l'or 1949, Gary Cooper dans Dallas, ville frontière 1950 lan Ladd dans La brigade héroïque ; Van Heflin dans Révolte au Mexique 5 westerns

 

La grande Cyd Charisse se fera remarquer dans la comédie musicale devenant un des 2 ou 3 meilleures danseuses du XX siècle avec des chefs d’œuvre du genre comme Chantons sous la pluie (1952)-- Tous en scène! (1953)-- Brigadoon1954 Beau fixe sur New York 1955 sous la direction de Stanley Donen face à Gene Kelly souvent et d’autres réalisés par Minelli Ziegfeld Follies 1945 La pluie qui chante 1946 face à Fred Astaire parfois -Quinze jours ailleurs 1962un rôle dramatique . elle nous offre ici une danse endiablée, envoutante et sensuelle

Gilbert Roland aussi svelte et élégant que son partenaire masculin, s’essaya au western Le gai cavalier 1946 La belle et le bandit 1946-South of Monterey 1946Riding the California Trail 1947King of the Bandits (1947) où il fut Cisco Kid S’exila en Italie où on le vit dans le western spaghetti (Chacun pour soi 1968-Je vais, je tire et je reviens 1967-Django porte sa croix 1968) Ricardo Montalban excellent acteur quelque peu oublié qui se fera remarquer dans des westerns solides comme Au-delà du Missouri 1951-El Gringo 1968 Les Cheyennes 1964-et gagnera une reconnaissance avec la série L'île fantastique (1977-1984)

 

(*) Présentation de Patrick Brion

479-BONNES FUNERAILLES, AMIS, SARTANA PAIERA 1970

Publié le 11/02/2014 à 21:22 par rogerchemouni Tags : amour amis france mort création jeux film horreur

BONNES FUNERAILLES, AMIS, SARTANA PAIERA 1970

Italie de ANTHONY SCOTT ( Alias Giuliano Carniméo)

Sortie DVD Février 2014 ARTHUS FILM (*)

 

            La dérision n’a-t-elle pas un revers : celui d’encorner la création et de voir surgir un traitement indiscipliné même s’il possède quelques qualités comme ce film hybride où comédies, science-fiction, horreur et western se battent pour avoir la primauté

 

              Que raconte donc ce film aux mille facettes : un duel entre 3 hommes pour de l’or. Benson un chercheur du précieux métal est abattu par meurtriers dont Sartana (Gianni Garko) se débarrasse. Puis Il va offrir à Abigail Benson (Daniela Giordano) la nièce du mort d’acheter son terrain. Celle-ci ploie sous les offres d’un banquier sans scrupules Hoffmann (Antonio Vilar) et d’un Chinois maléfique Lee Stu Tong(George Wang) propriétaire d’une maison de jeux. Ces deux là vont tenter de détruire Sartana , mais bien mal leur en prend ; la suite se devine aisément.

 

                     Giuliano Carniméo joue sur tous les tableaux ; son héros possède des gadgets digne d’un agent secret, il surgit à l’improviste et montre un don d’ubiquité tant il est partout ; gadgets que possède les 2 méchants à moindre écho. Le tout enrobé d’invraisemblance et d’humour tente de nous faire avaler la pilule. Il introduit un banquier au nom ambigu pour un Italien, un asiatique au jeu trouble et une comparse non moins troublante.

 

               Le réalisateur déjà auteur de la suite des aventures de Sartana (Le fossoyeur1969) persiste dans sa veine délirante où déjà l’outrance perçait et où déjà il faisait fi de la morale comme dans son film où tous les personnages sont mauvais . Il est servi par par Daniela Giordano qui fit une carrière brève ( elle se retira à 33 ans) mais imposante après avoir figuré dans une trentaine de films : La défi des Mac Kenna 1970- Cinq hommes armés 1969 et Joe... cercati un posto per morire! Pour les westerns , par George Wang fut l’asiatique de service dans Shangaï Joe 1973--La longue chevauchée de la vengeance 1972- El Cisco 1966 il joue un chinois machiavélique qui cite Confucius à longeur de conversations et par  Antonio Vilar acteur portugais qui promena son beau physique d’homme stylé dans des productions de son pays et en France (1963 : Shéhérazade de Pierre Gaspard-Huit- 1951 : Le Désir et l'Amour d'Henri Decoin)

 

             (*) Cette sortie de 4 westerns contient d’excellents bonus qui outre éclairent le film, rend justice à leur réalisateur et acteur puisque nous avons droit à une entrevue avec eux et à une longue présentation de l’incollable CURT RIDEL

478-QUAND LES COLTS FUMENT…… ON L'APPELLE CIMETIÈRE 1971

Publié le 10/02/2014 à 20:41 par rogerchemouni Tags : vie monde histoire mort musique film bébé

QUAND LES COLTS FUMENT…… ON L'APPELLE CIMETIERE

 

Gli fumavano le Colt... lo chiamavano Camposanto 1971Italie de ANTHONY SCOTT ( Alias Giuliano Carniméo)

 

 

Sortie DVD Février 2014 ARTHUS FILM (*)

 

 

                   Les années 70 virent le western spaghetti se tourner de plus en plus vers la comédie, la pantalonnade se désolidarisant du climat tragique qui imprégnait ses histoires. Cette décennie vit de moins en moins de films de ce genre (en 1975 il ne s’en tourna que 13 au lieu des 70-80 des années 60) . Il est vrai que l’équipe Terence Hill- Bud Spencer avait déblayé le terrain sous la houlette de E.B.Clucher (Enzo Barboni ) avec les « Trinita « qui eurent un public imposant. D’ailleurs le scénario de celui-ci est dû à ce dernier et cela se sent largement.

 

 

                   Un père attend ses deux fils John McIntire (Chris Chittell ) et George McIntire (John Fordyce ) de retour d’un long séjour dans un pensionnat huppé de la côte est. Mais ce n’est point deux grands gaillards costauds que vont trouver deux frères Sancho et Pedro employés de McIntire mais deux êtres sans arme, point querelleurs et de grande éducation avec une morale qui ne colle point à l’Ouest. Pour preuve l’anicroche rencontrée avec un individu frustre, venu les bousculer et à qui il demande raison ; ils ne devront la vie sauve qu’à un étranger stoïque et courageux qui rossera le malappris.

Ils apprendront la mort de leur mère enterrée près d’une tombe contenant les corps d’une famille assassinées dont seul le père soigné par leur génitrice fut sauvée et devint un redoutable pistoléro. Ils vont se révolter contre un collecteur d’argent qui rackette leur père et là aussi ils devront leurs survies plus tard au fameux étranger (Gianni Garko ) du début prénommé Cimetière ( Composano) . Mais le chef des rançonneurs n’accepte pas et cette situation et dépêche un tueur à gages Duke (William Berger) pour élimer les McIntire et Compasano dont il s’avère être une connaissance. L’humour est omniprésent dans ce synopsis et le premier quart en est la plus brillante représentation puisqu’on y voit tout un chacun porter une arme à feu dont une grand-mère excellente au tir et un bébé est calmé non par une tétine mais par une balle qu’il suçote.

 

                Le ton est donné et ne démordra pas comme l’arrivée des deux benêts dans un monde qui les dépasse et comme cette partie de cartes où l’un des 4 joueurs dont un borgne déclare : « Il ya un tricheur , je ne donnerais pas son nom , mais je lui crèverais l’autre œil » L’ambiance oscille entre l’humour patoche , l’atmosphère très Lucky Luke et le côté légèrement dramatique avec ces deux personnages énigmatiques qui à eux-mêmes créent une dualité à l’instar de celle des 2 McIntire et Sancho et Pedro qu’ils confondent de façon permanente.

 

                Le tout est enjoué mais s’il ne donne pas dans la dentelle et affichent une histoire plaisante fortifiée par une interprétation convaincante. Effectivement William Berger acteur aussi secret que complexe, qui tourna moult westerns montrant une présence forte, indéniable et inoubliable : Sabata (1969) Keoma (1976) où il fut le père déchiré du héros déchirant Il était une fois en Arizona 1967-5 gachettes d'or 1968El Cisco 1966 un de ses rares premiers rôles.d ; dans ce rôle il montre une certaine classe et une présence aussi forte que le rôle principal si ce n’est plus. Quant au sieur Gianni Garko, toujours aussi charismatiquejoua à ses débuts dans le très beau film de Gillo Pontecorvo Kapò un drame sur les camps de concentration et dans Don Camillo en Russie en 1966 face à Fernandel. Le réalisateur qui ne marqua point le genre est responsable de plusieurs westerns : Joe... cercati un posto per morire! (1968)--- Django arrive, préparez vos cercueils (1970)-- Le fossoyeur 1969. Ajoutons à cette réussite la musique de Bruno Nicolaï plus Morriconien qu'Ennio

 

(*) Cette sortie de 4 westerns contient d’excellents bonus qui outre éclairent le film, rend justice à leur réalisateur et acteur puisque nous avons droit à une entrevue avec eux et à une longue présentation de l’incollable CURT RIDEL


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